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Situation du siège parisien d'Electricité de France (EDF)

11e législature

Question écrite n° 00346 de Mme Nicole Borvo (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 03/07/1997 - page 1807

Mme Nicole Borvo attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique, de la réforme de l'Etat et de la décentralisation sur la situation du siège parisien d'EDF situé dans le huitième arrondissement. Le projet de reconstruction finalement retenu semble maintenir le regroupement sur un même site l'ensemble des directions fonctionnelles. Cette opération évaluée à environ 1,2 milliard de francs débuterait en 1999 et s'échelonnerait sur une durée de quatre à cinq ans. Alors que plus de 100 000 emplois ont été supprimés dans la capitale ces dernières années, de nouveaux départs d'emplois ne doivent pas avoir lieu et le siège d'EDF dans son intégralité doit rester à Paris. Pour toutes ces raisons elle lui demande ce qu'il compte entreprendre afin que soit garanti le maintien des services centraux dans le huitième arrondissement ainsi que la conservation de tous les emplois présents sur le site.

Transmise au ministère : Industrie



Réponse du ministère : Industrie

publiée dans le JO Sénat du 18/09/1997 - page 2473

Réponse. - La reconstruction du site immobilier parisien d'Electricité de France situé dans le huitième arrondissement de Paris s'inscrit dans un projet plus vaste d'implantation des services centraux de l'établissement public dans la région parisienne. Ces services centraux sont répartis sur trois pôles : Saint-Denis, dont la construction vient de s'achever, La Défense et l'ensemble immobilier Murat-Messine-Monceau, dans le huitième arrondissement de Paris. Le plan de localisation a été approuvé par le conseil d'administration d'EDF en mars 1997 et il est actuellement soumis à la procédure d'agrément par les autorités compétentes en matière d'urbanisme et d'aménagement. Dans ce cadre, Electricité de France a étudié l'avenir de l'ensemble Murat-Messine-Monceau. Il est résulté des études techniques et financières qu'il était préférable de démolir les anciens bâtiments et de les reconstruire. Un projet a donc été préparé et a fait l'objet d'un concours de maître d'oeuvre. C'est sur la base d'un permis de construire et d'une évaluation précise des coûts des travaux que la direction de l'établissement public prendra une décision définitive, probablement pas avant la fin de l'année 1998. Si la reconstruction était décidée, cela conduirait, compte tenu des procédures de passation des marchés et de la nécessité de reloger provisoirement les services, à un début des travaux fin 2000 - début 2001, pour une durée des travaux prévue de quatre ans environ. On ne peut, certes, pas affirmer avec précision aujourd'hui quels seront les emplois de 2005, ni quelle sera l'organisation exacte de l'établissement à cette date ; quoi qu'il en soit, EDF envisage que les immeubles soient reconstruits pour accueillir 2 300 à 2 400 personnes en 2005.