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Insuffisance des effectifs de l'Agence nationale pour l'emploi à la Réunion

11e législature

Question écrite n° 00800 de M. Pierre Lagourgue (La Réunion - UC)

publiée dans le JO Sénat du 03/07/1997 - page 1799

M. Pierre Lagourgue attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur l'insuffisance des effectifs de l'ANPE à la Réunion, non seulement par rapport aux besoins, mais également par rapport à la moyenne nationale élaborée sur la base de ratios charges/moyens : un agent de l'ANPE-Réunion a la charge de 360 chômeurs (contre 205 en métropole), dont 154 chômeurs de longue durée (contre 72 en métropole), et réalise environ, pour 100 jours opérationnels, 74 contacts avec les entreprises (contre 71 en métropole). La Réunion se trouve ainsi être la région française où les déficits en personnel de l'ANPE sont les plus importants (de l'ordre de 30 postes). Il lui demande en conséquence de bien vouloir envisager un accroissement sensible du nombre des effectifs de l'ANPE-Réunion, afin que cet organisme dynamique puisse, dans de bonnes conditions, continuer à apporter un service de qualité aux chômeurs et aux chefs d'entreprise de l'île.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 09/10/1997 - page 2723

Réponse. - L'honorable parlementaire a appelé l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les effectifs de l'Agence nationale pour l'emploi à la Réunion. Il estime que ces effectifs sont insuffisants, notamment en comparaison avec la moyenne nationale élaborée sur la base de ratios charges/moyens. En conséquence, il demande à Mme la ministre d'envisager l'attribution de renforts à cette délégation départementale de l'ANPE. Comme le note l'honorable parlementaire, les agents de l'ANPE de la Réunion ont en moyenne près de deux fois plus de demandeurs d'emploi à leur charge que leurs collègues de métropole. De plus, les missions de l'ANPE s'exercent dans un contexte particulièrement difficile dans ce département : un taux de chômage élevé par rapport à la moyenne nationale ; des demandeurs d'emploi beaucoup moins formés et qualifiés qu'en métropole ; une expansion démographique avec pour corollaire une forte augmentation du nombre des demandeurs d'emploi. La direction de l'ANPE est consciente de cette situation confirmée par une étude menée à la fin de l'année 1996. Aussi, elle a affecté par redéploiement, dans un contexte de stabilité des effectifs nationaux de l'ANPE, 8 postes supplémentaires en 1997 ; 2 postes d'assistant de gestion, 2 postes de conseiller-adjoint, un poste de conseiller, 2 postes d'administrateur de classe normale et un poste d'administrateur de première classe. L'objectif était de répondre aux besoins les plus urgents. Dans le même temps, l'ANPE continue ses efforts pour se rapprocher de ses publics en densifiant son réseau. L'ouverture d'une nouvelle unité, l'agence locale de Saint-Gilles-les-Hauts, a été prévue pour septembre 1997 et le conseil d'administration de l'ANPE, en sa séance du 11 avril 1997, a approuvé le dédoublement de l'agence locale de Saint-Pierre.