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Producteurs de truffes

11e législature

Question écrite n° 00873 de M. Bernard Piras (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 03/07/1997 - page 1768

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les problèmes que rencontrent actuellement les producteurs de truffes. En effet, l'importation en grande quantité de truffes d'origine asiatique, qui sont de qualité inférieure, a considérablement bouleversé le marché. Un nouveau risque apparaît désormais pour les truffes indigènes, c'est la plantation incontrôlée d'arbres mycorhizés avec des espèces de truffes asiatiques. Il lui demande s'il a prévu de légiférer en la matière afin d'interdire la mycorhization, la plantation et la commercialisation des plants associés aux truffes non indigènes en Europe, particulièrement tuberindicum, hymalayense et sinense.



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 21/01/1999 - page 180

Réponse. - L'importation en grande quantité de truffes d'origine asiatique, dont la qualité ne correspond pas aux standards habituels et dont les qualités organoleptiques ne correspondent pas au goût français, a effectivement perturbé ce marché. Pour faire face à cette concurrence, un dispositif de contrôle a été mis en place en liaison avec la DGCCRF. Il a permis de provoquer une baisse du courant d'importation. En ce qui concerne le risque évoqué de plantations incontrôlées d'arbres mycorhizés avec des truffes d'origine asiatique, le ministère de l'agriculture a soutenu une démarche particulière d'identification des espèces de truffes. En effet, il est particulièrement difficile de distinguer la trufffe chinoise de la truffe du Périgord par les méthodes visuelles classiques. C'est pourquoi le centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) s'est engagé, en partenariat avec l'INRA, dans la démarche d'" identification moléculaire ". Actuellement, les méthodes de contrôles élaborées pour le secteur du frais sont en phase de mise au point des techniques en routine. De plus, cet institut technique développe la même recherche d'identification moléculaire au secteur de la conserve en partenariat avec l'INRA, le CNRS et la DGCCRF.