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Augmentation des frais d'inscription aux concours d'entrée aux grandes écoles de la filière physique et technologie

11e législature

Question écrite n° 01167 de Mme Joëlle Dusseau (Gironde - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 10/07/1997 - page 1869

Mme Joëlle Dusseau appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le problème de l'augmentation considérable des frais d'inscription aux concours d'entrée en grandes écoles de la filière Physique et technologie. En effet, en 1997, tout en concourant sur la base d'un taux de réussite de 50 % (qui est un des plus faibles pour les filières scientifiques), certains élèves des classes préparatoires aux grandes écoles devront prévoir un budget de 20 000 francs, alors que pour les concours de 1996, la dépense totale par étudiant était de 3 500 francs pour un taux de réussite aux concours équivalents. Les frais administratifs d'inscription et de dossiers s'élèvent à eux seuls à 12 000 francs en moyenne par étudiant. Issus pour beaucoup de familles modestes, les étudiants des classes préparatoires à ces grandes écoles ne peuvent de ce fait plus s'inscrire à l'ensemble des écoles présentes sur la banque de notes pour la filière Physique et technologie et voient de ce fait diminuer leurs chances de réussite. Il en résulte une sélection par l'argent tout à fait contraire aux principes d'une école républicaine. C'est pourquoi elle lui demande quelles interventions il entend effectuer auprès des grandes écoles d'ingénieurs et auprès du service central des examens pour faire baisser ces droits d'inscription et quelles mesures il entend prendre pour imposer un coût forfaitaire d'inscription aux épreuves écrites et orales, qui pourrait, dans un esprit d'équité, être calculé au prorata du nombre de places proposées.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 11/12/1997 - page 3458

Réponse. - Les frais de dossiers pour les écoles recrutant sur la banque d'épreuves PT étaient en moyenne par élève de 2 656 francs en 1997. Il est évidemment possible à un candidat de s'inscrire à toutes les écoles, soit 55, mais ceci n'apparaît guère réaliste : en 1997, 59 candidats sur 2310 inscrits avaient fait ce choix (2,6 %). Il n'en demeure pas moins que le coût des frais de dossiers est un problème réel, car susceptible de constituer un obstacle pour la démocratisation nécessaire de l'accès aux grandes écoles. Il convient de rappeler, par ailleurs, que les boursiers (plus de 20 % des candidats) sont exonérés des frais précités. Les établissements ont été invités à réaliser des économies, notamment par le regroupement dans des concours communs et la diminution du nombre d'épreuves écrites et orales. A la lumière des résultats de la session de 1997, d'autres possibilités d'économies sont explorées et l'hypothèse d'un coût forfaitaire d'inscription aux épreuves écrites et orales calculé au prorata du nombre de places offertes est examinée avec la plus grande attention.