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Financement des organismes accueillant des objecteurs de conscience

11e législature

Question écrite n° 01286 de M. Gilbert Chabroux (Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 17/07/1997 - page 1930

M. Gilbert Chabroux appelle l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur le non-remboursement des allocations journalières et des indemnités d'habillement et d'entretien remboursés par les directions régionales d'action sanitaire et sociale aux collectivités locales et aux associations, au sujet des objecteurs de conscience. Les budgets des collectivités locales et des associations sont l'objet d'une gestion rigoureuse. Le non-remboursement de ces allocations et indemnités fausse l'évaluation des recettes attendues et remettent en cause les équilibres budgétaires, tels qu'ils ont été votés par les assemblées délibérantes. Aussi, il lui demande si l'Etat compte permettre ce remboursement auprès des directions régionales d'action sanitaire et sociale.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 11/12/1997 - page 3464

Réponse. - Le service civil des objecteurs de conscience concerne actuellement plus de 14 000 appelés ayant pour vocation de servir dans le cadre des administrations de l'Etat et des collectivités territoriales ou au sein d'organismes à caractère social ou humanitaire assurant une mission d'intérêt général. L'augmentation sensible ces dernières années du nombre des jeunes gens admis à satisfaire aux obligations du service national en qualité d'objecteur de conscience est à l'origine de difficultés rencontrées par certains d'entre eux quant à la recherche d'un poste de travail susceptible de leur être attribué. La mesure prise par le précédent gouvernement tendant à faire participer les organismes à la prise en charge financière des intéressés a pu amplifier ces difficultés, certaines structures ayant de fait limité le nombre des appelés accueillis. Toutefois, les conditions de préparation du budget 1998 n'ont pas permis de revenir sur cette disposition. Le Gouvernement est cependant conscient de la nécessité de résorber les dettes importantes accumulées ces dernières années à l'égard des structures d'accueil et s'emploie à tout mettre en oeuvre pour assurer un meilleur remboursement. C'est pourquoi un effort significatif sera fait en ce sens dans le cadre du collectif budgétaire de fin d'année. La reprise récente de la procédure d'agrément des organismes souhaitant bénéficier de la présence de ces jeunes et la déconcentration auprès des préfets de département de ce type de décision permettent, semble-t-il, une nouvelle progression du nombre des postes offerts et contribuent à la résolution de ces difficultés. En outre, une circulaire vient récemment d'être adressée aux directeurs régionaux des affaires sanitaires et sociales afin de prendre en compte, comme temps de service, la période comprise entre la date d'incorporation et la date réelle d'affectation des jeunes auprès des organismes ; cette mesure évitera que les conséquences des modifications du système de prise en charge ne pénalisent, de surcroît, les jeunes.