Question de M. MATHIEU Serge (Rhône - RI) publiée le 07/08/1997

M. Serge Mathieu appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les préoccupations des maires de France qui souhaitent que soit supprimé tout transfert financier entre la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) et les régimes de base de la sécurité sociale, comme cela est déjà effectif entre l'Etat et la CNRACL (La Lettre des maires de France, no 23, juin 1997).

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Transmise au ministère : Fonction publique


Réponse du ministère : Fonction publique publiée le 08/01/1998

Réponse. - Le Gouvernement est particulièrement sensible aux préoccupations des élus et des fonctionnaires des collectivités locales quant à la situation de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Il a veillé à ne pas augmenter les charges des collectivités locales en ce domaine. En effet, pour l'année 1998, le Gouvernement s'est engagé à ce que le taux de la cotisation des employeurs à la CNRACL ne subisse pas de hausse. En ce qui concerne les surcompensations, le souci du Gouvernement est de rechercher un équilibre entre les besoins financiers propres de la CNRACL et la nécessaire solidarité à l'égard des régimes spéciaux de retraite les plus gravement déficitaires. Cette surcompensation vise en effet à compenser les disparités des rapports démographiques des différents régimes spéciaux de retraites. Elle repose sur des critères objectifs comme la pension moyenne servie par ces régimes, leurs effectifs de pensionnés de plus de soixante ans ainsi que la capacité contributive de leurs cotisants. Elle ne concerne pas seulement la CNRACL mais l'ensemble des régimes spéciaux, y compris celui des pensions de l'Etat, qui apporte à ce dispositif une contribution importante. Il faut également rappeler que les difficultés financières de la CNRACL ne proviennent pas uniquement des surcompensations mais également de la dégradation du rapport démographique de cette caisse. La montée en charge de cette dernière a en effet conduit à ce que le rapport cotisants sur retraités, qui était de 3,59 en 1990, ne soit plus que de 2,88 en 1996. A la fin de l'exercice 1998, la CNRACL devrait disposer d'1,4 milliard de francs de réserves (en comptant les réserves du fonds d'action sociale qui s'élèvent à 550 millions de francs). Le Gouvernement mettra à profit l'année 1998 pour étudier en concertation avec les élus les conditions dans lesquelles l'équilibre financier de la CNRACL peut être garanti à plus long terme.

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