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Vente du porte-avions Clemenceau à la République populaire de Chine

11e législature

Question écrite n° 02910 de M. Roger Husson (Moselle - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 18/09/1997 - page 2416

M. Roger Husson appelle l'attention de M. le ministre de la défense sur l'éventualité de la vente à la République populaire de Chine du porte-avions Clemenceau. En effet, selon le groupe Jane's réputé pour le sérieux de ses informations militaires, la France envisagerait de vendre le Clemenceau à la Chine. Ce porte-avions, qui vient d'être retiré du service actif, devrait être dépourvu de ses équipements puis cédé, aux prix de la ferraille, à la marine de guerre chinoise qui le rééquiperait pour en faire un bâtiment d'essais en attendant la construction d'un autre porte-avions. Il lui rappelle que le Clemenceau devait être conservé comme base d'équipements et de pièces de rechange pour la maintenance du Foch et que la technologie protégée de son système de catapultes lui interdit d'être vendu à une marine de guerre étrangère. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser si ces informations, considérées comme sérieuses par la presse spécialisée, sont fondées.



Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 13/11/1997 - page 3140

Réponse. - Les informations selon lesquelles le porte-avions Clemenceau pourrait être vendu à la Chine ne sont pas fondées. La visite d'une délégation chinoise à bord de ce bâtiment, l'année dernière, n'avait aucunement pour objet de procéder à sa vente. Ainsi, le porte-avions Clemenceau, qui vient d'être retiré du service actif, sera conservé par la marine nationale comme base de pièces de rechange pour le porte-avions Foch.