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Situation des otages français enlevés au Daghestan

11e législature

Question écrite n° 03892 de M. Gérard Miquel (Lot - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 30/10/1997 - page 2942

M. Gérard Miquel appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des quatre membres français de l'association humanitaire Equilibre, enlevés au Daghestan en août dernier et qui seraient, encore à ce jour, retenus prisonniers en Tchétchanie. Parmi nos compatriotes se trouve un Lotois dont la famille s'inquiète beaucoup devant l'absence de nouvelles. C'est pourquoi, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour favoriser, le plus rapidement possible, la libération de nos ressortissants français.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 18/12/1997 - page 3544

Réponse. - En réponse à la question de l'honorable parlementaire, nos quatre compatriotes, collaborateurs de l'organisation non gouvernementale " Equilibre " enlevés le 2 août 1997 à Makhatchkala au Daghestan, ont été libérés, sains et saufs, le 17 novembre 1997, et sont rentrés en France dans leurs familles le 19 novembre. La libération de nos ressortissants a fait l'objet de nombreuses interventions des autorités françaises, à l'initiative du Président de la République lors de la visite d'Etat effectuée en Russie à la fin septembre, du Premier ministre à l'occasion de sa visite de travail à Moscou à la fin octobre et du ministre des affaires étrangères auprès de son homologue russe. Pendant la détention de nos compatriotes, dont il convient de saluer le courage, un contact étroit a été constamment maintenu tant avec l'organisation humanitaire " Equilibre " qu'avec leurs familles. Celles-ci ont été notamment reçues, à deux reprises, en septembre par le conseiller diplomatique de la Présidence de la République et par le ministre des affaires étrangères en octobre. Les autorités russes, avec lesquelles nous avons été en contact permanent tout au long de cette affaire, ont manifesté leur volonté et leur capacité de parvenir à cet heureux dénouement, dont nous nous réjouissons aujourd'hui. Au nom de notre pays, les autorités françaises leur renouvellent leur vive reconnaissance.