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Chaînes francophones de télévision au Togo

11e législature

Question écrite n° 04093 de M. Guy Penne (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/11/1997 - page 3035

M. Guy Penne attire l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur la situation actuelle des conditions de diffusion des programmes des deux chaînes francophones, CFI et TV 5, au Togo. Par l'intermédiaire de la société Média p, il semblerait que cette diffusion soit désormais intégralement cryptée. Les informations obtenues de Lomé (et confirmées par le poste diplomatique) évoquent une location de décodeur de l'ordre de 600 francs et un abonnement annuel de 500 francs. Il lui rapelle, à titre de comparaison, que le revenu mensuel moyen togolais est de 138 francs. Dans ces conditions, il paraît probable que le rayonnement des programmes culturels francophones véhiculés par les deux chaînes soit sérieusement ralenti. Au-delà des considérations purement techniques (passage de la retransmission analogique au numérique), il souhaite connaître quelles mesures sont envisagées à Paris pour remédier à ces difficultés et lever ainsi les obstacles à une réelle diffusion de nos programmes au Togo en particulier et au sein de l'Afrique francophone en général.



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 19/03/1998 - page 897

Réponse. - Les signaux de TV 5 et de CFI sont disponibles en clair sur l'ensemble de l'Afrique et accessibles gratuitement en analogique sur le satellite Intelsat 601. Cette diffusion en bande C exige l'installation coûteuse d'antennes paraboliques de réception d'un grand diamètre. Pour remédier à cette situation, des opérateurs locaux ont entrepris de commercialiser des réseaux de distribution multicanaux sur la base de la technologie MMDS dite " câble hertzien ". TV 5 et CFI ont toujours fait partie de l'offre de base de ces câblo-distributeurs. C'est ainsi qu'au Togo, et plus particulièrement à Lomé, deux opérateurs MMDS, Top Canal et Média p, diffusaient en clair CFI et TV 5. La mise en place progressive du bouquet de chaînes francophones sur l'Afrique diffusé en numérique, ainsi que la cessation d'activité de Top Canal, ont conduit Média p, qui s'est trouvé en situation de monopole, à crypter toutes les chaînes disponibles dont TV 5 et CFI. Les tarifs pratiqués par Média p rendent souvent difficile l'abonnement des classes moyennes du Togo à ce service. Conscients de ce problème, les pouvoirs publics français ont demandé à Portinvest, société exploitant le bouquet numérique des chaînes françaises en Afrique, de prévoir la possibilité d'une diffusion non cryptée et gratuite des programmes de TV 5 et de CFI.