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Libération des otages français retenus en Tchétchénie

11e législature

Question écrite n° 04305 de Mme Maryse Bergé-Lavigne (Haute-Garonne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/11/1997 - page 3101

Mme Maryse Bergé-Lavigne attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la disparition des quatre français enlevés au Daghestan en août dernier, et qui seraient actuellement retenus prisonniers en Tchétchénie depuis presque deux mois. Ces Français, membres d'une association humanitaire sont retenus contre leur gré et leurs familles s'inquiètent, à juste titre, de l'absence d'information sur leur devenir. Aussi souhaiterait-elle obtenir des informations sur la cassette vidéo qui a été présentée par les organisations humanitaires, celle-ci permet-elle d'assurer avec certitude que nos compatriotes sont actuellement en vie ? C'est pourquoi elle lui demande ce que compte faire le Gouvernement français pour accélérer la libération de ses ressortissants.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 18/12/1997 - page 3544

Réponse. - En réponse à la question de l'honorable parlementaire, nos quatre compatriotes, collaborateurs de l'organisation non gouvernementale Equilibre enlevés le 2 août 1997 à Makhatchkala au Daghestan ont été libérés, sains et saufs, le 17 novembre 1997, et sont rentrés en France dans leurs familles le 19 novembre. La libération de nos ressortissants a fait l'objet de nombreuses interventions des autorités françaises, à l'initiative du Président de la République lors de la visite d'Etat effectuée en Russie à la fin septembre, du Premier ministre à l'occasion de sa visite de travail à Moscou à la fin octobre et du ministre des affaires étrangères auprès de son homologue russe. Pendant la détention de nos compatriotes, dont il convient de saluer le courage, un contact étroit a été constamment maintenu tant avec l'organisation humanitaire Equilibre qu'avec leurs familles. Celles-ci ont été notamment reçues, à deux reprises, en septembre par le conseiller diplomatique de la Présidence de la République et par le ministre des affaires étrangères en octobre. Les autorités russes, avec lesquelles nous avons été en contact permanent tout au long de cette affaire, ont manifesté leur volonté et leur capacité de parvenir à cet heureux dénouement, dont nous nous réjouissons aujourd'hui. Au nom de notre pays, les autorités françaises leur renouvellent leur vive reconnaissance.