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Sous-financement de la prévention de l'alcoolisme dans le département du Pas-de-Calais

11e législature

Question écrite n° 04573 de M. Michel Sergent (Pas-de-Calais - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 27/11/1997 - page 3258

M. Michel Sergent attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur le sous-financement de la prévention de l'alcoolisme dans le département du Pas-de-Calais. Ce département se situe au 54e rang des subventions allouées à ce type de pathologie avec un financement de 2,44 F par habitant contre 2,91 F au niveau national, et à la première place pour la mortalité en 1996. Il lui demande si elle envisage des moyens financiers à la hauteur des difficultés rencontrées pour un département sinistré pour la pathologie alcoolique.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 26/02/1998 - page 661

Réponse. - La ministre de l'emploi et de la solidarité est pleinement consciente de la situation soulignée par l'honorable parlementaire. C'est pourquoi, afin de favoriser la prévention et le soin en faveur des personnes en difficulté avec l'alcool, ses services financent dans le département du Pas-de-Calais huit structures spécialisées de lutte contre l'alcoolisme. Leur action est complétée localement par l'intervention des mouvements d'anciens buveurs et des comités départementaux d'éducation pour la santé. En outre, depuis deux ans, afin de mieux coordonner les efforts de tous les intervenants impliqués dans la lutte contre l'alcoolisme, la région Nord - Pas-de-Calais bénéficie de crédits destinés à promouvoir le travail en réseau. Pour l'année 1998, des crédits supplémentaires ont été dégagés pour soutenir les actions engagées dans la région Nord - Pas-de-Calais. Sur le plan national, en ce qui concerne la prévention, des campagnes médiatiques nationales sont mises en oeuvre par le Comité français d'éducation pour la santé. Par ailleurs, dans une logique de cohérence et de partenariat, des projets sont actuellement à l'étude pour conforter la place des centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie. Dans cette perspective, les disparités constatées devraient pouvoir être progressivement résorbées.