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Sécurité dans la commune de Villiers-le-Bel

11e législature

Question écrite n° 04891 de Mme Marie-Claude Beaudeau (Val-d'Oise - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 11/12/1997 - page 3430

Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur le développement de l'insécurité dans les quartiers de la gare commune aux trois villes de Villiers-le-Bel, Gonesse, Arnouville (Val-d'Oise). Depuis des années, les élus locaux revendiquent en vain la présence permanente de policiers dans ce secteur et la création d'un nouveau commissariat de police pour Villiers-le-Bel. Elle lui rappelle que Villiers-le-Bel, ville de 25 000 habitants comprenant trois grandes cités, les Carreaux, la zone d'aménagement concerté (ZAC) des Murs de Monseigneur, vient de perdre sa gendarmerie et se trouve totalement dépendante de la ville voisine de Sarcelles pour assurer sa sécurité. Elle lui demande de lui faire connaître les dispositions prises pour créer un nouveau commissariat à Villiers-le-Bel.



Réponse du ministère : Intérieur

publiée dans le JO Sénat du 30/07/1998 - page 2480

Réponse. - La commune de Villiers-le-Bel est au centre d'un projet de restructuration des services de police du Val-d'Oise, actuellement en cours d'élaboration. Dans ce cadre, une étude menée par la direction centrale de la sécurité publique a préconisé la création d'un commissariat de plein exercice à Villiers-le-Bel, ce qui suppose la scission de l'actuelle circonscription de Sarcelles et l'organisation d'une nouvelle circonscription devant englober les communes de Villiers-le-Bel et d'Arnouville-lès-Gonesse. L'opération ne peut toutefois être réalisée que par la combinaison d'un renfort en personnels et d'une construction neuve. Celle-ci est dès maintenant inscrite aux études du programme immobilier pour 1998. Les avantages prévisibles de cette réorganisation, en termes d'adaptation du service public à l'évolution des nécessités de lutte contre la délinquance, s'inscrivent dans la promotion de la police de proximité réaffirmée lors du colloque de Villepinte. A cet égard, la définition et la mise en uvre, au travers des contrats locaux de sécurité, de stratégies ouvertes sur un partenariat élargi, doivent permettre elles aussi d'optimiser la réponse aux phénomènes d'insécurité. A l'appui de cette démarche contractuelle, l'Etat s'est, quant à lui, engagé dans un recrutement d'adjoints de sécurité. Un effort particulier doit, dans ce domaine également, être accompli en faveur du Val-d'Oise, qui recevra au cours de l'année prochaine 267 adjoints prioritairement affectés dans les quartiers sensibles.