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Ecole doctorale de philosophie française de Jérusalem

11e législature

Question écrite n° 04979 de M. André Maman (Français établis hors de France - NI)

publiée dans le JO Sénat du 18/12/1997 - page 3511

M. André Maman appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'émotion que suscite, au sein de la communauté des Français d'Israël, les menaces qui semblent actuellement planer sur l'existence de l'école doctorale de philosophie française de Jérusalem. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les intentions de son ministère, et plus particulièrement celle de l'université de Paris-VII, quant à la poursuite, ou à l'arrêt de cette expérience, qui constitue un bon exemple du rayonnement académique de notre pays à l'étranger.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 05/02/1998 - page 393

Réponse. - L'école doctorale de philosophie française de Jérusalem a été mise en place à l'automne 1996, à l'initiative de l'université de Paris-VII, dans le cadre d'une convention signée par celle-ci avec l'Alliance française de Jérusalem le 13 novembre 1996, pour une année universitaire. Au terme d'une année d'activités, l'université de Paris-VII, dans l'exercice de son autonomie dans les domaines de la pédagogie de la formation doctorale et de la coopération internationale, n'a pas jugé opportun de renouveler la convention. Les conditions requises et les moyens nécessaires pour le fonctionnement d'une école doctorale largement ouverte n'ont pas semblé réunies. La formule de l'école doctorale n'est pas apparue comme la plus appropriée pour la coopération universitaire dans les champs disciplinaires concernés, d'autant plus qu'elle a suscité d'importantes réserves de la part de nombreux universitaires israéliens. De l'avis du ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, cette décision ne remet nullement en cause la qualité des relations universitaires franco-israéliennes, dont témoigne le foisonnement des échanges, notamment au niveau doctoral. Ces relations s'appuient en outre sur un dispositif de coopération bilatérale particulièrement dense, structuré par le centre de recherches français de Jérusalem, le programme de recherches conjointes Arc-en-Ciel, les accords entre les grands organismes de recherche des deux pays, et l'action de deux associations franco-israéliennes créées pour le développement de la recherche.