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Réglementation de la commercialisation des boissons " Premix "

11e législature

Question écrite n° 05174 de M. Jacques Mahéas (Seine-Saint-Denis - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 25/12/1997 - page 3610

M. Jacques Mahéas rappelle à M. le secrétaire d'Etat à la santé les termes de sa question no 1098 parue au Journal officiel le 10 juillet 1997 et restée à ce jour sans réponse, et relative à la commercialisation des boissons de type " Premix ", composées d'un mélange alcool-boisson gazeuse. Le succès de ces boissons est dû, en grande partie, aux campagnes publicitaires (affichages muraux, grandes surfaces...) qui ciblent très clairement les jeunes. Ces produits trompeurs induisent une accoutumance aux alcools forts. Or leur banalisation contribue à une rapide augmentation de leur consommation, dont les conséquences sont préjudiciables à la santé de notre jeunesse. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures d'urgence il compte prendre pour réglementer la publicité, et le remercie de lui signifier s'il envisage de développer une action de prévention dans les collèges et lycées.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 04/06/1998 - page 1818

Réponse. - Les produits Premix, mélange d'alcool fort et de soda, constituent une préoccupation majeure de santé publique. La consommation des jeunes se caractérise en effet par une forte augmentation de la consommation des alcools forts qui se déclare vers l'âge de douze-treize ans, et qui a doublé, selon le CFES, depuis 1994. C'est pour répondre à cette préoccupation qu'une taxation spécifique des Premix a été instituée par l'article 29 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1997. Cette taxation spécifique a permis d'endiguer l'essor de ces nouvelles boissons sur notre marché national. Par ailleurs, plusieurs pays membres de l'Union européenne ont manifesté leur inquiétude face au succès, auprès de leur jeunesse, de nouvelles boissons en mélange de soda et de boissons fermentées désignées sous le terme " alcopops ". Dans ces circonstances, il convient de rechercher, avec l'appui de la Commission et de nos partenaires européens, les modalités d'une taxation européenne spécifique propre à faire obstacle au danger représenté par ces boissons en raison de leur attrait sur les jeunes. C'est dans cette voie que le Gouvernement compte s'engager.