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Hausse du prix du beurre pâtissier

11e législature

Question écrite n° 06318 de M. Edouard Le Jeune (Finistère - UC)

publiée dans le JO Sénat du 19/02/1998 - page 516

M. Edouard Le Jeune attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les préoccupations exprimées par les professionnels de la viennoiserie et de la pâtisserie face à la hausse importante du prix du beurre. Le beurre pâtissier représente plus de la moitié du coût des matières premières utilisées dans les viennoiseries-pâtisseries " pur beurre ". Les surcoûts dus à cette hausse sont supérieurs aux marges de certaines petites et moyennes entreprises (PME) dont la survie est ainsi menacée. Il lui demande s'il envisage d'intervenir auprès de la Commission européenne pour obtenir les mesures de régulation du marché communautaire du beurre et l'engagement d'une concertation avec les partenaires de la filière, notamment les fabricants de biscuits et gâteaux.



Réponse du ministère : Agriculture

publiée dans le JO Sénat du 02/04/1998 - page 1044

Réponse. - Après une année 1996 caractérisée par une baisse régulière des cours, le marché français du beurre, à la différence des marchés de matières protéiques, restés fragiles, a été marqué en 1997 par une orientation régulière à la hausse, pour atteindre 24,25 F/kg fin novembre. Cette orientation caractérise l'ensemble du marché communautaire puisque, de août à novembre 1997, le prix moyen est passé de 102 à 108,5 % du prix d'orientation. Les raisons principales de cette situation sont connues : une faiblesse dans les fabrications (- 1,3 % en France ; - 3 % dans l'UE sur les huit premiers mois de 1997-1996) ; une demande soutenue en vue des utilisations industrielles ou fromagères ; un flux à l'exportation vers les pays tiers bien orienté. Compte tenu du rôle important de ce produit dans l'équilibre général des marchés des produits laitiers, les pouvoirs publics français suivent de près l'évolution de ce marché. Les mesures de remise sur le marché, d'une part, de plus de 20 000 tonnes à partir des stocks publics, prises par la Commission européenne, d'autre part, de quantités provenant du stockage privé ont ainsi contribué à réguler le marché. Ainsi le stock privé résiduel au 15 décembre n'est plus que d'environ 60 000 tonnes, au lieu de 90 000 en 1996. De plus, l'évolution des exportations vers les pays tiers fait l'objet d'un suivi attentif. Enfin, un plan de nouvelles mesures a été mis en oeuvre par la Commission européenne en novembre dernier, ajustant à la baisse en particulier le montant des restitutions de ces produits et dans le même temps a été diminuée l'aide à l'utilisation sur le marché communautaire du beurre dans la pâtisserie ou les glaces. Toutefois, à la demande de la France, cette décision a été assortie des précautions nécessaires pour assurer une bonne gestion de cette mesure début 1998.