Question de Mme BEAUDEAU Marie-Claude (Val-d'Oise - CRC) publiée le 08/04/1999

Mme Marie-Claude Beaudeau attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la création de structures d'urgence pour les victimes d'accidents collectifs ou d'attentats, ou de graves événements mettant en cause la sécurité, la vie des populations. Des événements survenus au cours de ces dernières années ont démontré la nécessité de disposer de postes de soins post-traumatiques capables d'accueillir, soigner, traiter les victimes, les expertiser, assurer leur défense, le retour à la vie normale. Elle lui demande s'il n'estime pas nécessaire de prévoir l'aménagement d'un centre de soins post-traumatiques par département pouvant être installé dans un grand hôpital situé dans la zone la plus sensible ou la plus vulnérable du département.

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Réponse du ministère : Santé publiée le 08/07/1999

Réponse. - En cas d'événement entraînant ou pouvant entraîner de nombreuses victimes, un plan départemental d'organisation des secours, dénommé plan rouge, est déclenché. L'organisation médicale des secours comporte trois phases : le ramassage des victimes, le transit par un poste médical avancé (PMA) et l'évactuation vers un établissement de santé. L'ensemble des victimes subit, au sein du PMA, un examen médical qui permet de les catégoriser en fonction de leurs lésions. Les victimes bénéficient d'un traitement adapté ainsi que d'une mise en condition leur permettant de supporter les contraintes de l'évacuation. Les victimes sont orientées vers les services des établissements de santé adaptés à leur état. Les établissements hospitaliers ont élaboré un plan d'organisation interne en cas d'afflux de victimes. Afin de prendre en charge les blessures psychologiques occasionnées par les catastrophes et accidents collectifs, un réseau national de l'urgence médico-psychologique a été mis en place par une circulaire du 28 mai 1997. Le rôle des équipes de ce réseau est non seulement de mettre en place, sur le lieu de la détresse, un poste d'urgence médico-psychologique, pour prodiguer des soins immédiats et, le cas échéant, procéder à l'évacuation des cas les plus lourds vers un établissement de santé, mais également de dispenser des soins post-immédiats aux victimes et aux impliqués. Que ce soit pour des blessures physiques ou psychologiques, les établissements de santé vers lesquels sont orientées les victimes assurent, conformément à leurs missions, le diagnostic, la surveillance et le traitement des blessés. Ils dispensent des soins de courte durée ainsi que des soins de suite ou de réadaptation. Il n'y a donc pas lieu d'envisager la création de centres de soins post-traumatiques spécialisés au sein des hôpitaux.

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