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Situation des cadres du secteur social et médico-social

11e législature

Question écrite n° 21614 de M. André Vézinhet (Hérault - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 30/12/1999 - page 4259

M. André Vézinhet attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation des 20 000 cadres du secteur social et médico-social, dont ceux de l'association APEAI de Montpellier et en particulier les directeurs qui, régis par la convention collective du travail du 15 mars 1966, n'ont depuis 1991 bénéficié d'aucune revalorisation de leur carrière. Après de longues négociations, un avenant " cadres " a été signé le 21 avril dernier par les trois syndicats employeurs ainsi que par la Confédération générale des cadres (CGC), la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Or, cet avenant n'a pas reçu l'agrément du ministère de l'emploi et de la solidarité. Il lui demande donc quelles mesures seront prises afin que soient diminués les écarts injustes de rémunération entre les cadres du secteur suivant leur convention collective de rattachement et comment pallier les difficultés de plus en plus grandes pour les associations de recruter des cadres dans un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 24/08/2000 - page 2939

Réponse. - Les partenaires sociaux de la convention collective de l'enfance inadaptée du 15 mars 1996 ont signé, il y a plusieurs mois, un accord, dit avenant 265, prévoyant des augmentations de salaire pour les cadres de ce secteur et une définition plus précise des emplois d'encadrement. Dans le mesure où un tel accord dans le secteur médico-social implique des financements publics, il a été soumis à une procédure d'agrément. Du fait des incertitudes qui entouraient le coût budgétaire de cet accord, l'agrément n'a pas pu être accepté en l'état. Cependant, une revalorisation des rémunérations des cadres relevant de cette convention collective est légitime au regard des responsabilités qui sont les leurs, d'autant plus qu'ils n'ont pas bénéficié de mesures de revalorisation depuis plusieurs années. Elle est également de nature à permettre à ce secteur d'attirer les compétences nécessaires à son développement. C'est pourquoi une concertation a été conduite avec les partenaires sociaux afin d'étudier les conséquences budgétaires de la revalorisation salariale et les modalités de sa mise en uvre. Ces discussions ont permis d'acter le principe de l'évolution salariale souhaitée par les partenaires sociaux et les cadres de ce secteur. Bien entendu, cette évolution doit être compatible avec les équilibres budgétaires, elle sera donc étalée dans le temps. Ainsi, il a été décidé qu'une partie des cadres, ceux qui n'ont pas connu de revalorisation ces dernières années, seront bénéficiaires de l'avenant dès cet autonne. Les autres le seront au printemps prochain. Un nouvel accord a été conclu en ce sens par les partenaires sociaux, qui sera agréé prochainement. Sa mise en uvre permettra également de mieux définir le contenu de chaque poste d'encadrement, les qualifications et les expériences requises, ainsi que les degrés de responsabilité. Par cette décision, le Gouvernement permet au secteur médico-social, et particulièrement aux services et établissements accueillant des personnes handicapées, de se doter des compétences nécessaires pour assurer la modernisation et son développement.