Question de M. TRÉGOUËT René (Rhône - RPR) publiée le 01/06/2000

M. René Trégouët rappelle à l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale l'importance d'un enseignement efficace de la biologie et de la géologie au collège. En effet, ces deux matières forment un domaine scientifique aux implications régulièrement croissantes vis-à-vis notamment de l'environnement, de la santé et des biotechnologies. Or, les programmes actuels au collège sont construits de telle façon que plus de 90 % des classes n'ont pas de groupes restreints inférieurs à dix-huit élèves sur les quatre années d'enseignement, provoquant en cela un phénomène d'hétérogénéité desdits groupes qui porte préjudice à la qualité des savoirs transmis à cette occasion. L'intérêt de l'organisation de groupes vraiment restreints n'est plus à démontrer, notamment du point de vue des chances de réussite du collégien, de la façon de donner envie d'apprendre aux élèves, ou encore de l'intégration des contenus. Il serait donc opportun d'organiser un enseignement de ces matières autour de deux heures de travaux pratiques en groupes restreints inférieurs à dix-huit élèves comme ce n'est pas le cas aujourd'hui. Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui donner son sentiment sur cette situation ainsi que la façon dont d'éventuels aménagements de ces enseignements pourraient être envisagée.

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Réponse du ministère : Éducation publiée le 26/10/2000

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.

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