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Enseignement de SVT en collège

11e législature

Question écrite n° 31631 de M. Bernard Joly (Haute-Saône - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 08/03/2001 - page 794

M. Bernard Joly appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'application à la totalité des collèges de la mesure visant à instituer des groupes restreints pour l'enseignement des sciences de la vie et de la terre (SVT). La demande fondée de l'Association des professeurs en biologie, géologie (APBG) a été parfaitement entendue en ce qui concerne les établissements placés en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Toutefois, le problème reste entier et préoccupant pour les collèges ne répondant pas à cette catégorie. Il lui demande dans quel délai la généralisation de l'enseignement attendue pourra intervenir.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 05/07/2001 - page 2247

Depuis la rentrée 2000, l'enseignement des sciences fait l'objet, à l'école primaire, d'une rénovation visant à donner plus de place à la démarche expérimentale. La réforme du collège annoncée par le ministre de l'éducation nationale dans sa conférence de presse du 5 avril 2001 va permettre de poursuivre dans cette voie. En effet, dans le cadre de la continuité des apprentissages entre l'école et le collège, les enseignants de sixième doivent avoir une bonne connaissance de ces nouvelles stratégies pédagogiques. Au cycle central, les itinéraires de découverte qui seront mis en place à partir de la rentrée 2002 (et qui peuvent être expérimentés dès la rentrée 2001) permettront aux collégiens d'approfondir leurs connaissances et de tester leurs aptitudes et leurs goûts dans le domaine scientifique. De même, la nouvelle organisation des enseignements en classe le troisième leur offrira, à compter de la rentrée 2003, la possibilité de consacrer 15 % au moins de leur horaire à l'étude des sciences. Dans l'attente de textes adaptés à ces nouvelles orientations, la circulaire n° 97-052 du 27 février 1997 recommande aux établissements de constituer, dans la mesure du possible, des groupes restreints pour l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre. L'éventualité d'appliquer en priorité ces dispositions dans les zones d'éducation prioritaire (ZEP) a pu être évoquée. Elle demeure cependant encore à l'étude.