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Situation des commerçants de l'île de la Réunion

11e législature

Question écrite n° 31936 de M. Edmond Lauret (La Réunion - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 15/03/2001 - page 888

M. Edmond Lauret attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la situation des commerçants de l'île de la Réunion victimes de violences répétées et meurtrières. Actuellement, de nombreux commerçants sont victimes d'attaques de magasins à la voiture bélier, de braquages, de rackets, de vols opérés par des bandes de jeunes et d'effractions de plus en plus sophistiquées. Devant cette recrudescence, il lui demande les moyens qu'il souhaite mettre en place afin de lutter dans les meilleurs délais contre ces actes délictueux qui créent un climat de peur et par voie de conséquence fragilisent l'activité économique déjà précaire outre-mer.



Réponse du ministère : Intérieur

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2001 - page 2625

Au cours de l'année 2000, la délinquance générale constatée par la sécurité publique de la Réunion a connu une hausse de 11,6 % ce qui représente 1 560 faits supplémentaires enregistrés par rapport à l'année précédente. Dans le même temps les faits élucidés ont progressé de 7,51 % ce qui dénote une activité repressive soutenue réalisée par la police nationale. A cet égard, il convient de souligner que les affaires criminelles qui ont défrayé la chronique en 2000 ont toutes été résolues. Par ailleurs, trente-neuf policiers supplémentaires ont été affectés à la Réunion au cours de l'année 2000. Ces renforts ont rendu possible la création d'îlots avec la mise en place de patrouilles légères de sécurité pour renforcer l'occupation du terrain. De multiples opérations de lutte contre la délinquance dans les centres-villes, les quartiers sensibles et aux abords des collèges et lycées, ont ainsi pu être réalisées. Afin d'améliorer l'ensemble du dispositif mis en oeuvre par la sécurité publique, il est envisagé de créer, dans chaque circonscription, une brigade des mineurs et des stupéfiants dont l'activité sera coordonnée par la sûreté départementale. D'autre part, une collaboration renouvelée avec les polices municipales et la gendarmerie nationale permet aujourd'hui d'assurer une meilleure couverture du territoire. En outre, une approche préventive et dynamique a été engagée en collaboration avec les acteurs impliqués dans la lutte contre la délinquance (conseils municipaux et départementaux de prévention de la délinquance, CLS). Des actions d'information et de sensibilisation ciblées sur les mineurs ont été réalisées dans les établissements scolaires et les associations car la délinquance des mineurs exige une coproduction de sécurité de nombreux acteurs. Un gardien de la paix assure l'animation permanente d'un centre de loisirs inauguré le 3 janvier 2000 dans le quartier du Chaudron. Ce lieu d'activités et de rencontres constitue aujourd'hui une école de la citoyenneté. Enfin, la généralisation progressive dans les départements d'outre-mer de la police de proximité est actuellement à l'étude. Son objectif y serait comme en métropole, la lutte contre l'insécurité sous toutes ses formes et viserait à substituer à une police essentiellement réactive et mobilisée sur des missions de maintien de l'ordre, une police plus anticipatrice, plus proche et plus à l'écoute de la population.