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Reconnaissance de la spécificité de la maladie d'Alzheimer

11e législature

Question écrite n° 32352 de Mme Maryse Bergé-Lavigne (Haute-Garonne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 05/04/2001 - page 1125

Mme Maryse Bergé-Lavigne attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur le rapport remis par le professeur Girard au ministre de l'emploi et de la solidarité, concernant le douloureux problème de santé publique qui demande à être reconnu avec toute la spécificité qui caractérise les pathologies qui engendrent des troubles graves de la personnalité tels que la maladie d'Alzheimer et troubles apparentés. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre sur ce dossier.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 02/05/2002 - page 1258

Les conclusions du rapport de M. le professeur Girard, ainsi que le colloque européen " Maladie d'Alzheimer, de la recherche à l'action " de décembre 2000 qui avait lieu à Paris, ont permis de dégager des priorités de réflexion et d'action concernant ce douloureux problème de santé publique que représente la maladie d'Alzheimer. C'est ce constat qui a amené à proposer un programme d'actions, annoncé le 11 octobre 2001, articulé autour de six objectifs. Le premier de ces objectifs est d'identifier les premiers symptômes de la maladie. C'est dans ce but que l'INSERM va valider des outils d'évaluation des fonctions cognitives qui seront mis à disposition des médecins généralistes et qu'un programme de formation national de ceux-ci va être mis en place. Le deuxième objectif est de structurer l'accès à un diagnostic de qualité. Le renforcement des " consultations mémoire " et des " centres de ressource et de recherche " répond au souci de permettre un diagnostic précoce et de qualité. Préserver la dignité des personnes est le troisième axe de ce programme. Les particularités de cette maladie rendent les personnes vulnérables. Des référentiels et des recommandations, construits autour du respect de l'individu, seront élaborés lors de tables rondes citoyennes. Le quatrième axe consistera à soutenir et à informer la personne malade et sa famille, ce qui nécessite un ensemble de réponses médico-sociales, financières et d'hébergement. L'allocation personnalisée à l'autonomie, le développement des centres locaux d'information et de coordination et l'augmentation des capacités en accueil de jour s'inscrivent dans cette aide. Le cinquième axe concerne le fonctionnement des structures d'hébergement, visant à améliorer la qualité des prestations et à renforcer les effectifs des établissements pour personnes âgées dépendantes. L'hébergement temporaire sera développé. Enfin le sixième objectif concerne le développement de la recherche. Trois axes de recherche clinique et de recherche appliquée sont prioritaires et soutenus ; celui de l'identification des facteurs de risque qui pourrait, à terme, déboucher sur des stratégies de prévention, celui de l'élaboration de recommandations pour la réalisation de projets de soins et de soutien, et celui de l'élaboration d'outils de formation et d'éducation à la santé afin de favoriser une prise en charge de qualité. L'ensemble de ces mesures est détaillé dans le programme d'actions pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer et de maladies apparentées, qui est consultable sur le site Internet du ministère de l'emploi et de la solidarité.