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Situation du centre culturel d'Aden

11e législature

Question écrite n° 32400 de M. André Ferrand (Français établis hors de France - RI)

publiée dans le JO Sénat du 05/04/2001 - page 1119

M. André Ferrand attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation du centre culturel français d'Aden en république du Yémen. Si la fermeture de la maison Rimbaud, le transfert des coopérants français de l'université d'Aden vers celle de Sanaa, la suppression des bourses d'études de longue durée ont été motivées par de stricts motifs économiques, ces mesures ont été considérées par les autorités yéménites comme un véritable acte de défiance politique. L'ouverture d'une antenne du centre culturel et de coopération linguistique de Sanaa à Aden, si elle ne compense pas le vide laissé par la maison Rimbaud, a dès lors été vue comme un signe encourageant par le Yémen, et notamment par les populations du sud, à la rercherche depuis 1994 d'un rééquilibrage de la coopération étrangère du nord vers le sud. L'université d'Aden met ainsi gracieusement un local à disposition de l'antenne du centre culturel et de coopération linguistique à Aden. Le contexte est favorable à un nouvel essor de la coopération culturelle française à Aden d'autant que le British Council a dû cesser ses activités d'enseignement. Il demande quelles pourraient être les initiatives prises pour assurer au centre culturel d'Aden un financement autonome par rapport à celui de Sanaa et quelles pourraient être les perspectives budgétaires de ce centre pour les années à venir.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 19/07/2001 - page 2378

L'expérience concrète des différentes formes d'action culturelle que l'on a voulu mener au Yémen à partir d'un lieu hautement symbolique, comme la maison Rimbaud à Aden, se sont révélées coûteuses et inadaptées aux réalités du terrain. Devant cette situation, le ministère des affaires étrangères a choisi de regrouper ses moyens dans la capitale du pays, en adoptant une politique davantage fondée sur la notion de coopération, moins prestigieuse mais aussi efficace. C'est ainsi qu'une mission de coopération linguistique, composée aujourd'hui de deux lecteurs, a été mise en place au sein du département de français de l'université d'Aden. Cet effort a été poursuivi au cours de l'année 2000 par l'extension et le réaménagement des locaux de ce département. Par ailleurs, le centre culturel français de Sanaa a décentralisé une partie de ses activités linguistiques et culturelles dans son antenne installée dans un bâtiment mis à sa disposition par l'université d'Aden, permettant ainsi à la France d'être le seul pays étranger à assurer une présence culturelle et artistique dans la métropole sud syéménite. Pour 2001, une subvention exceptionnelle de 250 000 francs devrait permettre à cette antenne de compléter son équipement bureautique, de développer son fonds de médiathèque et d'aménager dans ses jardins un lieu de conférences et de spectacles. Enfin, il est envisagé de doter à court terme cette antenne d'une régie d'avances qui permettrait une plus grande souplesse de fonctionnement et une visibilité plus immédiate de ses actions.