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Dégradation des conditions de travail dans les services d'urgence

11e législature

Question écrite n° 32625 de Mme Nicole Borvo (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 19/04/2001 - page 1314

Mme Nicole Borvo attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur la dégradation des conditions de travail dans les services d'accueil des urgences situés notamment à Paris. Dans ces services, nous assistons à une augmentation du nombre de patients présentant des problèmes médicaux, psychologiques et sociaux variés et graves résultant notamment de la persistance d'une grande précarité sociale particulièrement visible dans les grandes agglomérations. Le stress des personnels, des patients et de leurs entourages s'en trouve accru. On ne peut également que constater que les fermetures résultant des restructurations passées se répercutent négativement en terme de prise en charge. Il est clair que cette situation ne peut que se répercuter négativement sur la qualité des soins prodigués dans ces services. Par ailleurs elle ne peut que contribuer à renforcer une démotivation chez les personnels. Ne faut-il pas une reconnaissance financière de cette pénibilité de travail exercé par les équipes de services d'urgences permettant d'améliorer leur satisfaction même si cela ne résout pas l'ensemble de leurs problèmes ? Cette reconnaissance financière pourrait prendre la forme d'une attribution de la nouvelle bonification indiciaire. Celle-ci s'applique dans le cadre du décret nº 97-120 du 5 février 1997, et a bénéficié à d'autres catégories professionnelles notamment en charge de l'accueil du public. Cela ne se justifierait-il pas d'autant plus que le travail des personnels des urgences est des plus pénibles ? Ne s'agirait-il pas également de remédier à cette situation en prenant notamment les mesures nécessaires en ce qui concerne les effectifs ? Elle lui demande les intentions du Gouvernememt à ce sujet.



La question est caduque