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Conséquences de la réforme du statut des personnels enseignants à Djibouti

11e législature

Question écrite n° 33909 de M. Robert Del Picchia (Français établis hors de France - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 21/06/2001 - page 2043

M. Robert Del Picchia attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les conséquences de la réforme du statut des personnels enseignants de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE)sur le recrutement des personnels à Djibouti. A l'heure actuelle, le recrutement de professeurs résidents est très difficile à Djibouti en raison d'un vivier du corps professoral très réduit, voire inexistant : diminution des effectifs de coopérants enseignants (dont les conjoints sont souvent des enseignants résidents) - 135 en 1997, 68 en 2001, stationnement de militaires sans épouse, suppression des postes de CSN, manque de diplômés djiboutiens qualifiés. La réforme du statut des personnels enseignants engagée par l'AEFE prévoit la tranformation d'un certain nombre de postes d'expatriés en poste de résidents. Malgré les majorations familiales et l'indemnité spécifique attribuées aux personnels résidents, les conditions financières sont peu attractives pour Djibouti, pays cher et difficile. Les parents d'élèves redoutent une nouvelle augmentation sensible des frais de scolarité. Etant donné les difficultés prévisibles, pénurie de professeurs et augmentation des frais d'écolage, il lui demande s'il ne serait pas souhaitable, à tout le moins, de maintenir les postes d'expatriés existants. Il lui demande en outre quelles garanties il peut donner aux parents d'élèves pour assurer le maintien d'un nombre suffisant de personnels qualifiés, la préservation de la qualité de l'enseignement, et cela, sans augmentation des frais d'écolage.



Réponse du ministère : Affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2001 - page 2595

La réforme du statut des personnels enseignants vise essentiellement à améliorer la rémunération des personnels résidents notamment par l'instauration d'une indemnité spécifique de vie locale et de majorations familiales. Elle ne pourra donc que faciliter le recrutement et la durée de séjour à Djibouti de cette catégorie d'enseignants. Cette réforme entraîne la transformation d'un certain nombre d'emplois d'expatriés en emplois de résidents. Ces derniers seront pris entièrement en charge par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), afin que les droits de scolarité demandés aux familles ne soient pas alourdis. De manière générale, lors de la mise en place de la réforme, l'AEFE veillera à tenir compte des contraintes locales pour prendre des mesures permettant le maintien de la qualité de l'enseignement dispensé. Il convient de souligner à cet égard que la transformation de postes d'expatriés en postes de résidents garantit le maintien du nombre actuel de titulaires de l'éducation nationale, ce qui constitue un élément majeur du très haut niveau d'encadrement pédagogique des établissements français à l'étranger.