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Situation des guides et accompagnateurs de tourisme équestre

11e législature

Question écrite n° 34483 de M. Paul Girod (Aisne - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 19/07/2001 - page 2368

M. Paul Girod attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur la situation des guides et accompagnateurs de tourisme équestre. La modification de la loi sur le sport, n° 2000-627 intervenue le 6 juillet 2000, supprime l'homologation des diplôme fédéraux de guide et d'accompagnateur de tourisme équestre, sans proposer de solutions nouvelles. Ces diplômes, délivrés par la Fédération française de tourisme équestre, permettaient d'exercer et de créer des entreprises dans cette branche d'activités. Or, depuis juillet 2000, certaines directions départementales de la jeunesse et des sports ont refusé de renouveler les cartes professionnelles aux titulaires en possession d'un des diplômes précités, voire menacé de fermeture les établissements employant ces personnels. Par ailleurs, cette mesure interdit aux professionnels de former les futurs cadres et employés de leur discipline, alors même que les périodes estivales et les congés scolaires induisent un accroissement des besoins d'encadrement des spécialités équestres. Il lui demande donc, en ce début d'été, que des mesures soient adoptées pour cette profession et qu'elle soit reconnue à part entière.



Réponse du ministère : Jeunesse

publiée dans le JO Sénat du 06/09/2001 - page 2901

La loi du 6 juillet 2000 relative aux activités physiques et sportives a substantiellement modifié, dans son article 37, le cadre d'exercice rémunéré des fonctions d'enseignement, d'animation, d'entraînement ou d'encadrement d'une activité physique ou sportive. L'application de l'article 43 de la loi du 16 juillet 1984, ainsi modifié, nécessite toutefois l'élaboration et la publication d'un décret en Conseil d'Etat. La conception de ce décret est complexe puisqu'il s'agit de trouver un juste équilibre entre le développement économique des pratiques, la sécurité des pratiquants, le respect du code du travail, la nécessaire responsabilisation des partenaires sociaux et les préoccupations de certains organismes professionnels. C'est dans ce contexte qu'un premier avant-projet a été élaboré en concertation avec tous les ministres concernés : ministère de l'éducation nationale, ministère de l'équipement, des transports et du logement, ministère de l'agriculture et de la pêche, secrétariat d'Etat au tourisme, secrétariat d'Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle et ministère de la jeunesse et des sports. Ce document de travail fait actuellement l'objet d'une consultation de tous les acteurs concernés avant d'être soumis à l'examen du Conseil d'Etat. Il est donc assez probable que la parution de ce décret n'interviendra pas avant le dernier trimestre de 2001. Dans l'attente de la parution de ce décret, les titulaires de brevets d'Etat et de cartes professionnelles continuent à exercer. Il existe, en revanche, un problème pour les titulaires de diplômes fédéraux homologués par le ministère de la jeunesse et des sports sur la base d'un dispositif qui a fait l'objet de plusieurs décisions d'annulation du Conseil d'Etat. C'est bien pour résoudre ce problème dans la durée et de façon définitive que la loi du 6 juillet 2000 fonde la reconnaissance des diplômes professionnels sur un principe général d'homologation de droit commun, que nul ne pourra contester. Afin de pallier la difficulté inhérente à la période transitoire, l'article 21 de la loi n° 2001-624 du 17 juillet 2001, portant diverses dispositions d'ordre social, éducatif et culturel, proroge, jusqu'au 31 décembre 2002, la validité de tous les diplômes inscrits, avant le 10 juillet 2000, sur la liste d'homologation établie par le ministre chargé des sports. Cette démarche permettra d'éviter tout empressement dans la période de concertation sans pour autant compromettre la pérennité et le développement des pratiques mais aussi des structures qui les organisent.