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Avenir de l'institut Alfred-Fournier

11e législature

Question écrite n° 35170 de M. Serge Lagauche (Val-de-Marne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 20/09/2001 - page 3021

M. Serge Lagauche attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur la situation de l'institut Alfred-Fournier à Paris, spécialisé dans les maladies sexuellement transmissibles, qui est déficitaire depuis 1989. Seul établissement de ce type en France, il regroupe à la fois un centre de dépistage anonyme et gratuit, un dispensaire antivénérien, une polyclinique, un centre de vaccination et un laboratoire d'analyses de biologie médicale spécialisée. De plus, il assure la formation de médecins étrangers francophones dans la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. Or cette association, reconnue d'utilité publique, risque de déposer son bilan. Il lui demande donc quelles mesures d'urgence le Gouvernement entend prendre pour permettre à l'institut de continuer à assurer ses missions.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 10/01/2002 - page 101

La situation de l'institut Alfred-Fournier à Paris est en effet préoccupante. En dépit de leur indéniable intérêt de santé publique, la poursuite des activités de l'institut se heurte aujourd'hui à de graves difficultés financières et de gestion. Ces difficultés résultent de la diversification des activités dont les sources de financement sont différentes alors que le suivi des dépenses est globalisé. Il importe de cerner les causes des résultats déficitaires accumulés de l'institut. C'est pourquoi une mission d'inspection générale des affaires sanitaires et sociales a été demandée afin de procéder à l'analyse de la stratégie la plus pertinente à adopter pour assurer la poursuite des mission de l'institut Fournier.