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Taxe parafiscale sur les spectacles pour les PMA

11e législature

Question écrite n° 35410 de M. Yann Gaillard (Aube - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 04/10/2001 - page 3157

M. Yann Gaillard attire l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur la mise en application de la taxe parafiscale sur les spectacles pour les petites et moyennes associations (PMA). En effet, celle-ci est destinée à financer les actions de soutien au théâtre privé et aux variétés et est gérée par plusieurs mouvements spécialisés. Les représentations publiques de spectacles d'art dramatique, lyrique ou chorégraphique ainsi que les variétés de jazz y sont assujetties. Cependant, cela pose un problème aux PMA (petites et moyennes associations) qui sont très pénalisées par cette taxation supplémentaire dont elles ne peuvent bénéficier. Car, les aides versées sont, dans la pratique, réservées aux professionnels ayant une licence de spectacle (réalisant plus de six manifestations par an). Que deviennent alors les associations qui réalisent des projets sans gros budget et en amateur ? Qu'adviendra-t-il des activités culturelles de proximité ? Il lui demande si les organismes n'ayant pas de licence de spectacle (ou ne dépassant pas les six manifestations par an) ne peuvent pas faire l'objet d'une nouvelle étude quant à la perception de cette taxe.



Réponse du ministère : Culture

publiée dans le JO Sénat du 03/01/2002 - page 39

En application des dispositions combinées de l'ordonnance du 13 octobre 1945 modifiée relative aux spectacles et du décret du 4 janvier 2000 relatif à la taxe parafiscale, la situation des associations de professionnels ou d'amateurs au regard de l'obligation de détenir une licence d'entrepreneur de spectacles et d'acquitter la taxe parafiscale s'analyse de la façon suivante : les associations d'amateurs sont en dehors du champ d'application de l'ordonnance du 13 octobre 1945 précitée et non soumises à l'obligation de détenir une licence d'entrepreneur de spectacles. Elles peuvent faire appel à des professionnels rémunérés, dans la limite de six représentations publiques par année civile, sans détenir une licence d'entrepreneur de spectacles. Les assocations, y compris celles qui gèrent des événements ponctuels ou un festival, qui ont pour activité principale ou pour objet l'exploitation de lieux de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles et qui emploient des artistes professionnels doivent être titulaires de la licence. La taxe parafiscale de 3,5 % sur les recettes brutes de billetterie qui existe depuis 1964 s'applique aux spectacles d'art dramatique et aux spectacles de variétés. Les représentations théâtrales ne sont pas assujetties lorsqu'elles sont données par des salles subventionnées sauf si elles ont été produites par un entrepreneur de spectacles privé et si elles ont fait l'objet d'un contrat de location. Les spectacles de variétés sont assujettis quel que soit le statut juridique de l'entrepreneur de spectacles et son mode de financement. Les entreprises de spectacles (y compris les associations) qui s'acquittent de la taxe parafiscale sur les spectacles de variétés peuvent adhérer à l'association du fonds de soutien à la chanson, aux variétés et au jazz et sont éligibles aux dispositifs d'aides mis en place par cet organisme professionnel, qui perçoit la taxe parafiscale et a pour objet de contribuer à développer la promotion, la création et la diffusion des musiques actuelles. Le Gouvernement a, par ailleurs, souhaité inscrire dans le décret un dispositif permettant aux associations qui, sur une année civile, ne justifieraient pas d'une recette de billeterie supérieure à 10 000 francs, soit un montant de 350 francs de taxe parafiscale, d'être dispensées du recouvrement de ladite taxe. Cette exonération s'applique quelle que soit la nature de l'entreprise, titulaire ou non d'une licence d'entrepreneur de spectacles, et permet aux associations qui auraient une activité ne les rendant pas éligibles aux aides des fonds de soutien d'être dispensées de paiement de la taxe.