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Niveau de prise en charge des traitements prothétiques dentaires

11e législature

Question écrite n° 36178 de M. Georges Gruillot (Doubs - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 01/11/2001 - page 3448

M. Georges Gruillot appelle l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur les propos qu'il a tenus à l'égard des chirurgiens dentistes sur le niveau de prise en charge des traitements prothétiques dentaires lors des journées parlementaires des Verts à Saumur. L'union régionale des syndicats dentaires de Franche-Comté ainsi que le syndicat des chirurgiens dentistes du Doubs dénoncent une telle attitude et un tel mépris. Aussi, lui demande-t-il de bien vouloir lui préciser ce qu'il entend par " cochons de dentistes, vous n'êtes pas à plaindre ", s'il maintient son jugement en ces termes ou bien s'il souhaite présenter rapidement ses excuses aux intéressés.



Réponse du ministère : Santé

publiée dans le JO Sénat du 27/12/2001 - page 4113

Au cours d'un échange dont la vivacité n'était pas de son fait, le ministre délégué à la santé a réagi à certaines critiques formulées à l'encontre du rapport qui venait d'être remis au Gouvernement par l'inspecteur général des affaires sociales, M. Michel Yahiel. Il a réaffirmé son adhésion aux conclusions de ce rapport et rappelé son attachement au renforcement de la prévention bucco-dentaire et à la mise en place de visites dentaires gratuites en milieu scolaire. Celles-ci devraient d'ailleurs être mises en oeuvre dès l'année prochaine et prises en charge par l'assurance maladie. Par ailleurs, il dément catégoriquement avoir émis le moindre propos injurieux à l'égard d'une profession dont il tient à souligner le rôle essentiel au sein du système de santé et avec lesquelle il entretient d'excellents rapports. Il a exprimé auprès des dentistes ses regrets qu'une telle interprétation, si loin de sa pensée, ait pu se faire jour. Il a également rappelé son engagement en faveur de cette profession depuis son premier passage au ministère de la santé, en 1992, avec la mise en oeuvre de la réforme des études d'odontologie, jusqu'à 2001 avec la prise en charge du scellement des sillons et d'un acte prothétique qui permet de consolider une dent plutôt que de l'extraire.