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Nomenclature des actes d'orthophonie

11e législature

Question écrite n° 36591 de Mme Sylvie Desmarescaux (Nord - NI)

publiée dans le JO Sénat du 22/11/2001 - page 3676

Mme Sylvie Desmarescaux attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur le projet de refonte de la nomenclature des actes concernant l'orthophonie. En effet, en 1999, le Gouvernement définissait ses orientations concernant les professions paramédicales sur la base du rapport du chef de service à la direction de la sécurité sociale. Il estimait nécessaire d'aménager la complémentarité des interventions médicales et paramédicales afin de constituer des " réseaux de soins ". Pour ce faire, il envisageait la refonte de la nomenclature des actes des professionnels paramédicaux en général et des orthophonistes en particulier. Qu'en est-il aujourd'hui ? En juillet dernier, après plusieurs réunions plénières de la commission permanente de la nomenclature générale des actes professionnels, un consensus se dégage sur la rédaction d'un projet global de refonte. Pourtant, lors de la dernière séance plénière, les représentants des trois caisses nationales d'assurance maladie font le choix de s'abstenir au moment du vote. Ce changement d'attitude induit une inquiétude légitime des professionnels quant au devenir dudit projet. Son adoption ne dépendant plus que de sa décision, elle lui demande de bien vouloir lui faire part de ses intentions.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 28/02/2002 - page 666

Le Gouvernement a entrepris dans la continuité du rapport remis par Mme Anne-Marie Brocas sur l'exercice libéral des professions paramédicales une démarche de dialogue avec les professions concernées. Le projet de loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé prévoit ainsi, suite aux conclusions du rapport de Philippe Nauche, la création d'un conseil national des professions d'infirmier, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste et pédicure-podologue ainsi que l'extension aux professions paramédicales de la démarche d'évaluation des pratiques prévue par le décret du 28 décembre 1999. En ce qui concerne spécifiquement, les orthophonistes, une revalorisation du tarif des actes est intervenue par arrêté du 30 octobre 1998. Cet arrêté a approuvé l'avenant à la convention nationale organisant les rapports entre les orthophonistes et les caisses nationales d'assurance maladie portant de 2,13 euros à 2,2 euros la valeur de la lettre-clé AMO qui rémunère l'essentiel des actes d'orthophonie. La revalorisation a également concerné l'indemnité forfaitaire de déplacement (IFD) des orthophonistes, dont le montant a été porté de 1,44 euros à 1,52 euros. Le Gouvernement a présenté un projet de modification du décret de compétence des orthophonistes afin de mieux identifier leur rôle dans la phase de bilan de la pathologie des patients. Ce projet a été transmis à l'académie nationale de médecine en mai 2001. Celle-ci vient de communiquer au Gouvernement son avis. Ainsi le projet vient-il d'être soumis au Conseil d'Etat dont l'avis est maintenant attendu. En cohérence avec cette démarche, la commission permanente de la nomenclature des actes professionnels (NGAP) réunie en formation orthophonistes a examiné le 27 septembre 2001 les propositions faites par la Fédération nationale des orthophonistes (FNO). Ces propositions concernent la cotation différenciée des bilans en fonction de leur complexité, l'introduction de nouveaux actes dans la nomenclature et la revalorisation de certains actes. La commission permanente de la NGAP réunie en formations médecins généralistes et spécialistes se prononcera très prochainement sur ce sujet. Des discussions sont actuellement en cours entre la profession et les caisses d'assurance maladie dans le but d'arriver à un accord de l'ensemble des parties concernées sur les évolutions souhaitables des conditions d'exercice des orthophonistes. Le Gouvernement est donc très attentif à l'avancement de ces dossiers de manière et souhaite que les discussions en cours puissent aboutir dans les plus brefs délais.