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Institution d'un coordinateur spécial européen pour le Tibet

11e législature

Question écrite n° 36745 de M. Louis de Broissia (Côte-d'Or - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 22/11/2001 - page 3668

M. Louis de Broissia rappelle à l'attention de M. le ministre délégué chargé des affaires européennes les termes de sa question écrite n° 27532 du 14 septembre 2000 sur l'institution d'un coordinateur spécial européen pour le Tibet.



Réponse du ministère : Affaires européennes

publiée dans le JO Sénat du 10/01/2002 - page 85

Le gouvernement français et ses partenaires européens jugent incertains les résultats que l'on pourrait attendre de la nomination d'un coordinateur européen pour le Tibet. L'initiative prise par les Etats-Unis en ce sens tend à illustrer les difficultés que peut engendrer la création d'un tel poste et les réactions négatives qu'elle suscite de la part des autorités chinoises. La participation de Mme Dobriansky, en sa qualité de vice-secrétaire d'Etat aux questions mondiales, à la délégation américaine au sommet de l'APEC à Shangai, en novembre 2001, ne semble pas suffisamment significative pour faire évoluer, à ce stade, cette appréciation. A titre national, la France continue de juger plus pertinente son approche, qui consiste en des missions régulières de son ambassadeur au Tibet et dans les régions de peuplement tibétain. La France et ses partenaires européens continueront de suivre avec une attention toute particulière la situation des droits de l'homme au Tibet et d'appeler régulièrement les autorités chinoises, à la Commission des droits de l'homme, dans le cadre du dialogue euro-chinois sur les droits de l'homme, ou lors de rencontres bilatérales, à la préservation de l'identité culturelle et religieuse tibétaine et au respect des droits individuels et collectifs.