Allez au contenu, Allez à la navigation

Plan " Santé mentale "

11e législature

Question écrite n° 37017 de M. Jean-François Picheral (Bouches-du-Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/12/2001 - page 3837

M. Jean-François Picheral appelle l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur les conclusions récentes du plan " Santé mentale ". Un rapport rédigé par messieurs Eric Piel et Jean-Luc Roelandt, rendu public en juillet dernier, avait souligné la nécessité de transformer en profondeur le paysage des soins psychiatriques français. En vue de leur amélioration, ses auteurs préconisaient les petites structures communautaires de proximité de préférence aux vastes hôpitaux psychiatriques actuels. Le plan " Santé mentale " que vous avez présenté il y a peu semble à ce titre avoir largement pris en compte les conclusions du rapport. Ce projet généreux, qui tend à donner une nouvelle place sociale aux malades atteints de pathologies psychiatriques, prévoit pour se faire une amélioration des pratiques professionnelles. Diversification des offres de soins, mise en oeuvre d'une évaluation des traitements, renforcement des alternatives à l'hospitalisation notamment par le développement des interventions à domicile, sont autant de mesures courageuses et ambitieuses visant enfin à repenser les soins psychiatriques en France. Cependant, la réforme fondamentale envisagée ne peut s'accompagner que d'une volonté politique de refondre les moyens matériels du service public hospitalier en matière psychiatrique. Comptant vingt-deux psychiatres pour 100 000 habitants, la proportion de psychiatres est certes globalement satisfaisante. Cependant, du fait principalement de l'orientation massive vers la médecine libérale, le nombre de praticiens en établissement semble rester insuffisant. Actuellement, sur 4 000 postes de psychiatres hospitaliers en France, environ 15 % sont en effet en permanence inoccupés. Devant ce constat encourageant mais néanmoins insuffisant, il lui demande donc de lui indiquer si des mesures peuvent être envisagées à bref délai en vue de revaloriser les postes hospitaliers des services psychiatriques, et ainsi parfaire un plan de réforme ambitieux.



La question est caduque