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Forfait de prise en charge pour l'hébergement lors des cures thermales des anciens combattants

11e législature

Question écrite n° 37237 de M. Claude Domeizel (Alpes de Haute-Provence - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/12/2001 - page 3893

M. Claude Domeizel attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, sur l'arrêté du 25 juillet 2001 qui diminue de deux cinquièmes le forfait de prise en charge pour l'hébergement lors des cures thermales des militaires, anciens militaires et anciens combattants titulaires d'une pension d'invalidité et sur les conséquences que cela peut entraîner pour les curistes relevant de cette catégorie. Une baisse substantielle de l'aide accordée auparavant risque d'empêcher les bénéficiaires d'accéder à certains soins qui leur sont pourtant nécessaires. Cette mesure aura en outre une incidence négative non négligeable sur l'activité des stations thermales. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour que les militaires, anciens militaires et anciens combattants titulaires d'une pension d'invalidité concernés puissent continuer à bénéficier du forfait initial de prise en charge pour leur hébergement compte tenu du droit général et imprescriptible à la réparation auquel ils peuvent prétendre, et ce dans l'intérêt de la santé de ces personnes.



Réponse du ministère : Anciens combattants

publiée dans le JO Sénat du 14/02/2002 - page 464

Le décret n° 2001-668 du 25 juillet 2001 modifiant les articles D. 62, D 62 bis, D. 65, D. 66, D. 69, D. 76 et D. 78 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et abrogeant les articles D.67, D. 68, D. 74 et D. 77 du même code a prévu une indemnité forfaitaire d'hébergement en faveur des titulaires d'une pension militaire d'invalidité effectuant une cure thermale au titre de l'article L. 115 dudit code et un arrêté d'application pris le même jour en a fixé le montant. Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants tient à rappeler qu'au titre de l'article L. 115 suscité, l'Etat assure la prise en charge intégrale des frais de déplacement et de soins relatifs aux infirmités pensionnées. Tel n'est pas le cas des frais d'hébergement engagés lors des cures, qui recouvrent uniquement les prestations d'hébergement et de restauration et font l'objet d'une prise en charge partielle de l'Etat. C'est pourquoi une disposition particulière avait créé une indemnité forfaitaire de subsistance pour ceux qui ne souhaitaient pas être hébergés dans les établissements thermaux militaires à titre gratuit. En 1995, la fermeture de ces centres avait conduit à fixer par voie de circulaire le niveau de prise en charge de ces frais, à cinq fois le montant de l'indemnité versée par la sécurité sociale aux curistes non titulaires d'une pension militaire d'invalidité. Cependant, bien que ces dispositions aient satisfait nombre de pensionnés, un recours formé devant le Conseil d'Etat par l'un d'eux contre l'insuffisance du montant du remboursement a entraîné l'annulation de la circulaire pour défaut de base juridique, ce dispositif devant être fixé par décret. Les négociations engagées avec le ministre chargé des finances ont abouti au décret du 25 juillet 2001 qui prévoit désormais une prise en charge égale à trois fois le plafond de la participation forfaitaire des caisses primaires d'assurance maladie aux frais de séjour des assurés sociaux et de leurs ayants droit dans les stations de cure thermale. Ce tarif ne peut certes pas assurer la gratuité de l'hébergement dans les stations de cure, à l'hôtel ou en pension, mais il procure aux curistes relevant de l'article L. 115 du code déjà cité, un niveau de prise en charge nettement supérieur à celui du droit commun de la sécurité sociale. Toutefois, pour tenir compte des difficultés soulevées par ce décret, le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants a demandé à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre d'examiner la faisabilité financière et juridique d'un complément au remboursement qui serait éventuellement versé par cet établissement public aux curistes disposant de ressources modestes.