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Différences concernant la pension de réversion d'un veuf ou d'une veuve fonctionnaire

11e législature

Question écrite n° 37687 de M. Jean Louis Masson (Moselle - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 27/12/2001 - page 4082

M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat sur l'inégalité des fonctionnaires. Ainsi, un veuf fonctionnaire n'a pas les mêmes avantages qu'une veuve fonctionnaire en ce qui concerne l'âge de l'ouverture des droits et le montant servi de la pension de réversion. En effet, non seulement le veuf doit attendre l'âge de soixante ans pour toucher la réversion mais de plus, le montant de celle-ci est plafonné. C'est pourquoi il souhaiterait connaître sa position à ce sujet.



Réponse du ministère : Fonction publique

publiée dans le JO Sénat du 14/03/2002 - page 799

L'article 38 du code des pensions civiles et militaires de retraite réserve effectivement à la veuve d'un fonctionnaire le bénéfice immédiat d'une pension de réversion égale à 50 % de la pension dont aurait bénéficié son mari. Le bénéfice de la pension de réversion est, toutefois, subordonné à certaines conditions. Il convient en effet, soit que le mariage ait duré au moins quatre années, soit, dans le cas où le mari pouvait obtenir une pension au titre des quinze années accomplies de services civils effectifs, que depuis la date du mariage jusqu'à celle de la cessation de l'activité du mari celui-ci ait accompli deux années au moins de services valables pour la retraite, soit, enfin, qu'un ou plusieurs enfants soient issus du mariage. L'article L. 50, quant à lui, n'autorise le veuf à percevoir une pension de réversion qu'à l'âge de soixante ans. Elle sera en outre plafonnée à 37,5 % du traitement afférent à l'indice brut 550, soit 754,59 euros par mois. La question de l'égalité de traitement entre hommes et femmes en matière de pensions civiles dépasse les dispositions des seuls articles L. 38 et L. 50. Adopter une solution à cette seule question en l'isolant de la problématique générale de l'égalité de traitement entre hommes et femmes au sein du code des pensions civiles ne constituerait pas une approche rationnelle du problème. Les moyens d'assurer le respect de l'égalité hommes/femmes en matière de pension étant multiples, une réflexion s'impose pour en mesurer les enjeux et retenir ceux qui apparaissent le plus en phase avec l'évolution actuelle de la société. Les travaux du conseil d'orientation des retraites, qui se poursuivent après la remise de son premier rapport, pourraient apporter une contribution à l'approfondissement de la réflexion sur ce point.