Allez au contenu, Allez à la navigation

Crise subie par les éleveurs de porcs

12e législature

Question écrite n° 10681 de M. Roger Lagorsse (Tarn - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/01/2004 - page 214

M. Roger Lagorsse souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur la crise sans précédent subie par les éleveurs de porcs. Au mois de décembre 2003, le marché du porc passait sous l'euro alors que, dans le même temps, les coûts de production ne cessent d'augmenter afin de satisfaire une légitime attente des consommateurs français de qualité et de sécurité alimentaire. L'ensemble de cette filière est gravement menacé, tout comme les emplois qu'elle induit, lorsque qu'aujourd'hui un éleveur français perd en moyenne 20 à 25 euros par porc. Pourtant certains intermédiaires tirent un profit très substantiel de cette filière ne permettant plus d'ignorer la question des marges pratiquées qui plane sur l'origine de cette crise. C'est pourquoi, il lui demande de lui indiquer les mesures urgentes qu'il envisage de prendre pour résoudre cette crise profonde.



Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales

publiée dans le JO Sénat du 09/09/2004 - page 2055

La filière porcine est confrontée, depuis dix-huit mois, à une crise importante. Pour faire face à cette situation, le Fonds d'allégement des charges (FAC) a été mobilisé àhauteur de 5 millions d'euros. De plus une enveloppe complémentaire de 2 millions a été décidée en décembre 2003. Une enveloppe plus spécifique de 5 millions d'euros sur le même fonds a également été ouverte pour les élevages hors-sol (dont les élevages porcins) ayant subi des consécutives à la canicule. Une mesure de stockage privé portant sur 85 000 tonnes a été réalisée de décembre 2003 à février 2004 pour un montant de 38 millions d'euros et des restitutions à l'exportation ont été mises en place par la Commission européenne de janvier à mars 2004 pour un montant de 30 MEUR. L'ensemble de ces mesures a permis de soutenir les cotations depuis le début de l'année, mais la situation reste très fragile. C'est pourquoi sur le plus long terme, un plan d'accompagnement de la restructuration de la filière a été élaboré en concertation avec les responsables professionnels concernés. Doté d'une première enveloppe de 15 millions d' euros, ce plan vise à restaurer la compétitivité de la filière française et à préserver ainsi son potentiel de production et les milliers d'emplois qu'elle représente.