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Distributeurs d'appareils de réception audiovisuelle : instructions administratives et perspectives

12e législature

Question écrite n° 10692 de M. Jean-Marc Pastor (Tarn - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/01/2004 - page 225

M. Jean-Marc Pastor attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation sur les obligations administratives des distributeurs d'appareils de réception audiovisuelle. En effet, depuis déjà de nombreuses années les distributeurs dénoncent auprès des pouvoirs publics le rôle d'instruction des déclarations qui ne relève pas de leurs fonctions. Coûtant près de 10 millions d'euros par an ces tâches administratives ne sont pas compensées par l'Etat. En conséquence, et dans la mesure où la volonté du Gouvernement est de simplifier l'ensemble des déclarations administratives, il lui demande de lui préciser s'il envisage de supprimer ces fonctions administratives ou le cas échéant s'il entend mettre en oeuvre des dispositions permettant de restituer à tous les distributeurs le coût de la charge assumée pour le compte de l'Etat.

Transmise au Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie



Réponse du Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie

publiée dans le JO Sénat du 25/11/2004 - page 2687

L'article 37 de la loi de finances pour 2004 relatif à la redevance audiovisuelle prévoit que les commerçants sont tenus de faire souscrire par leurs clients une déclaration à l'occasion de toute vente de matériel. Cette déclaration comporte la date d'achat, l'identité sous laquelle se déclare l'acquéreur, son nom, son prénom, son adresse, sa date et son lieu de naissance. L'obligation de déclarer toute vente de téléviseur qui s'impose aux commerçants depuis la création de la redevance constitue l'élément indispensable de son assiette puisque c'est sur la base des déclarations adressées aux centres régionaux par les commerçants que les comptes des redevables sont ouverts en cas de première acquisition. Le recueil de certaines informations, telles que la date et le lieu de naissance, a pour principal objet de protéger le contribuable des risques d'homonymie, en lui évitant notamment de subir d'éventuelles poursuites à la place d'un autre. Toutefois, le commerçant ne peut que s'en tenir aux informations qui lui sont communiquées, puisque le texte ne l'habilite pas à demander au client de lui présenter une pièce d'identité. Si le commerçant est tenu de déclarer toutes ses ventes et encourt une amende dans l'hypothèse où il ne le ferait pas, il ne saurait en aucun cas être pénalisé en cas d'informations incomplètes ou erronées de la part d'un client. En outre, il n'est pas tenu de refuser la vente dans l'hypothèse où le client s'opposerait à la communication des informations qui lui sont demandées. En ce cas, la vente sera déclarée avec les informations dont le commerçant dispose, même si elles sont incomplètes. Le redevable, en revanche, s'expose à une amende de 300 euros dès lors qu'un contrôle à domicile révèle qu'il détient un téléviseur et ne l'a pas déclaré.