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Développement de l'apprentissage de deux langues étrangères

12e législature

Question écrite n° 10845 de M. Serge Mathieu (Rhône - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 12/02/2004 - page 339

M. Serge Mathieu appelle l'attention de M. le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche sur l'intérêt et l'importance qui s'attachent à l'apprentissage de deux langues étrangères en plus de la langue maternelle dans le cadre de l'Union européenne. C'est ainsi qu'en Espagne 1,3 million d'élèves apprennent le français alors qu'ils n'étaient que 250 000 en 1998, lorsqu'une seule langue était enseignée à l'école. Il lui demande s'il envisage d'encourager le développement de l'apprentissage de deux langues étrangères qui ne se pratique actuellement que dans sept pays de l'Union européenne dont la France.

Transmise au Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

publiée dans le JO Sénat du 17/06/2004 - page 1344

La politique de la France en matière d'enseignement des langues se caractérise notamment par son attachement à une offre de formation très diversifiée, permettant l'enseignement de plusieurs langues étrangères. Ainsi, deux langues vivantes étrangères sont au minimum requises dans la plupart des formations scolaires, et donc proposées dès le collège. En outre, la liste des langues vivantes étrangères enseignées et évaluées dans les différents examens et diplômes, notamment le baccalauréat, reste très ouverte, malgré un certain resserrement du choix des élèves depuis une vingtaine d'année sur le couple anglais, première langue vivante, et espagnol, deuxième langue vivante. L'effort consenti pour le maintien de langues vivantes de moindre audience, même s'il se concentre sur le lycée et la troisième langue vivante, est cependant garant de la pluralité linguistique cohérente avec les besoins d'une société de plus en plus ouverte sur le monde. La résolution prise par le Conseil des ministres de l'Union européenne en charge de l'éducation le 31 mars 1995 se situe pleinement dans le sens de la position de la France puisqu'il s'agit de généraliser dans l'ensemble des systèmes éducatifs de l'Union européenne l'enseignement de deux langues vivantes en plus de la langue maternelle et de favoriser la pluralité linguistique.