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Menace d'une pénurie de médecins

12e législature

Question écrite n° 11073 de M. Georges Gruillot (Doubs - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 26/02/2004 - page 446

M. Georges Gruillot appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur la menace d'une pénurie de médecins. En effet, selon le Conseil national de l'Ordre des médecins, le numerus clausus fixé par le Gouvernement en 2004 et qui s'élève à 5 550 étudiants en deuxième année de médecine est nettement insuffisant. Le déficit qui va se manifester à partir de 2008 en sera d'autant plus important. L'Ordre réclame par conséquent que le numerus clausus soit relevé et fixé à 7 000, voire 8 000 rappelant qu'il faut dix ans pour former un médecin généraliste et quatorze ans pour un spécialiste. Le déficit à venir en nombre de médecins est d'autant plus inquiétant que selon le CNOM l'on assiste à une baisse concomitante de la production des soins du fait du vieillissement du corps médical et d'une tendance générale à la réduction du temps de travail. Aussi lui demande-t-il de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement pour remédier à cette situation.



Réponse du Ministère de la santé et de la protection sociale

publiée dans le JO Sénat du 01/07/2004 - page 1460

Le Gouvernement entend maintenir l'augmentation du nombre d'étudiants de première année du premier cycle des études médicales autorisés à poursuivre leurs études à la suite des épreuves terminales, tant pour soutenir l'offre de soins sur tout le territoire que pour assurer le renouvellement de la profession. Dans cet esprit, la consolidation du numerus clausus sera poursuivie dans les prochaines années en tenant compte, toutefois, des capacités d'accueil des unités de formation et de recherche.