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Financement des maisons familiales rurales

12e législature

Question écrite n° 11171 de M. Gérard Miquel (Lot - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 04/03/2004 - page 502

M. Gérard Miquel attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur les conséquences de la non-application de la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 relative au financement des maisons familiales rurales, ainsi que sur le manque de transparence dans l'établissement des indices servant au calcul de leur subvention. En effet, nombre d'entre elles voient leur situation financière se dégrader et leurs projets pédagogiques se réduire. C'est le cas, dans le département du Lot, de la maison familiale de Terrou, qui permet pourtant à une centaine de jeunes de se former aux métiers de l'agriculture, des services et des métiers du cheval. Elle compte de nombreuses réalisations à son actif et a développé plus de vingt-cinq emplois. En conséquence, il souhaiterait savoir s'il compte réellement remédier à cette situation, ainsi qu'il s'y était d'ailleurs engagé lors du congrès des maisons familiales de Dijon, par une revalorisation de la subvention qui leur est attribuée.



Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales

publiée dans le JO Sénat du 22/07/2004 - page 1639

Le ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales est attentif à ce que les dispositions législatives et réglementaires soient appliquées pour les établissements relevant du rythme approprié. Il a été obtenu, en 2003, une revalorisation substantielle du coût du formateur. S'agissant des bourses, dont le nombre de bénéficiaires est particulièrement important dans l'enseignement privé, les crédits des bourses sur critères sociaux augmentent de 3 % au budget 2004. Un effort important a été apporté dès l'année 2003 pour que les élèves de l'enseignement agricole, où le nombre d'élèves internes est élevé, bénéficient en 2004 de la bourse d'internat à parité avec l'éducation nationale. S'agissant de la revalorisation du coût du formateur, celle-ci ne peut s'inscrire que dans le cadre d'une réflexion plus globale, sur le financement de l'enseignement à rythme alterné et sur les effectifs. Un groupe de travail paritaire a été institué pour expertiser les modalités de calcul de la subvention. Dans cet esprit, et sur la base des conclusions du groupe de travail, un accord a été obtenu par lequel l'Etat s'engage à revaloriser le coût du formateur du rythme approprié au niveau déterminé par le groupe de travail, et ce sur une période de quatre ans. L'écart de 14 millions d'euros constaté par le groupe de travail par rapport à l'application de la réglementation sera intégralement rattrapé, et l'indexation annuelle sera calculée et mise en oeuvre dans les délais prévus. Afin que le dispositif négocié soit compatible avec l'objectif de maîtrise des finances publiques, la contrepartie sera la maîtrise des effectifs des élèves dans la limite du plafond national des effectifs déjà contractualisés. Pour la rentrée prochaine, il a été convenu de maintenir les effectifs financés au même niveau qu'en 2003. Le ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sera très attentif à ce que cet accord puisse être signé dans les meilleurs délais.