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Situation des optométristes

12e législature

Question écrite n° 11367 de M. Michel Doublet (Charente-Maritime - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 18/03/2004 - page 634

M. Michel Doublet attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur la situation des optométristes dont la qualité de leur formation pourrait apporter une solution efficace pour les examens visuels de la population française et garantir une économie réelle pour la sécurité sociale. Ils demandent la reconnaissance de leur formation et la réglementation de leur statut. En conséquence, il lui demande quelles sont ses intentions en la matière.



Réponse du Ministère de la santé et de la protection sociale

publiée dans le JO Sénat du 03/06/2004 - page 1218

En France, l'optométrie n'est pas une profession reconnue par le code de la santé publique. Toutefois, dans un contexte de démographie médicale tendue à l'horizon 2010, notamment pour les ophtalmologues, le Gouvernement est particulièrement intéressé par le rôle et la place des optométristes dans l'organisation des soins de différents pays, tels que le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada. Parallèlement à cette réflexion et compte tenu des problèmes de démographie médicale couplés à la forte évolution technologique dans certaines spécialités, un rapport sur la " coopération des professions de santé : le transfert de tâches et de compétences " a été demandé au professeur Berland. Sur la base des propositions contenues dans ce rapport, le projet de loi de santé publique prévoit la possibilité de mettre en place des expérimentations dans un cadre juridique très précis. L'objectif de ces expérimentations est de confier à certaines professions paramédicales des actes qui relèvent actuellement du corps médical. Il s'agit de mener une réflexion sur la réorganisation de la répartition des compétences entre les professionnels médicaux et les paramédicaux afin d'améliorer les prestations soignantes (réduction de listes d'attente, prise en charge plus personnalisée...). Les transferts pourraient concerner des actes techniques ou cliniques courants, notamment ceux qui, dans certains pays étrangers, sont déjà réalisés par des paramédicaux.