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Sécurité du transport scolaire

12e législature

Question écrite n° 11374 de M. Georges Gruillot (Doubs - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 18/03/2004 - page 629

M. Georges Gruillot appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer sur la sécurité en matière de transport scolaire. L'interdiction du transport de trois enfants sur deux places adultes est admise, pourtant il semblerait que les collectivités locales pour des motifs de rentabilité s'apprêtent à mettre en service des bus scolaires dotés de cinq places assises par rangée de sièges. Ce projet contredit le besoin d'évacuation rapide du véhicule en cas d'urgence. Un tel cas de figure est vivement condamné par les spécialistes d'accidentologie puisqu'il est susceptible d'induire un phénomène " d'entassement " et fait déjà l'objet d'interdiction dans plusieurs pays d'Europe. Il lui demande par conséquent ses intentions sur le sujet et s'il envisage d'interdire les bus à cinq places par rangée de sièges pour le transport scolaire.



Réponse du Ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 08/07/2004 - page 1519

L'honorable parlementaire s'interroge sur les conditions de sécurité des transports scolaires assurés par des bus scolaires disposant de cinq places assises par rangée de sièges. Un seul type de véhicule répondant aux caractéristiques indiquées est connu des services techniques de l'Etat. Alors que la norme classique est de quatre places assises par rangée de sièges, ce type de véhicule a été développé en utilisant les valeurs minimales réglementaires pour la largeur des équipements et de l'allée centrale. Ce type de véhicule a été réceptionné dans le respect des dispositions de l'arrêté du 2 juillet 1982 modifié relatif au transport en commun de personnes. Il a également fait l'objet des essais réglementaires de résistance au retournement suivant le règlement R. 66 de Genève, et il est exporté dans d'autres Etats de l'Union européenne. S'agissant d'un concept relativement nouveau, l'industriel concerné a fait réaliser, au-delà de la réception au titre du code de la route, un essai d'évacuation en collaboration avec un spécialiste de l'accidentologie des transports en commun et membre du Centre européen d'études de sécurité et d'analyse des risques (CEESAR) et l'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (ANATEEP). Lors de la dernière réunion du groupe de travail sur la sécurité des transports par autocar, le cas de ce type de véhicule ayant été évoqué, le représentant du CEESAR a fait état des résultats satisfaisants de l'essai d'évacuation réalisé. Par ailleurs, ce type de véhicule intègre un ensemble de concepts spécifiques propres au transport scolaire, tant par l'aspect extérieur que par des aménagements spécifiques intérieurs. Il apparaît donc, d'une part, que la réglementation technique applicable est respectée et acceptée dans d'autres Etats-membres et, d'autre part, que les inquiétudes exprimées sur l'évacuation en cas d'urgence ne semblent pas fondées.