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Lutte efficace contre l'alcoolémie au volant

12e législature

Question écrite n° 11411 de M. Louis Grillot (Côte-d'Or - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 18/03/2004 - page 623

M. Louis Grillot attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'une des priorités nationales, la sécurité routière et par, voie de conséquence, la lutte contre les taux élevés d'alcoolémie. Or, afin que la lutte soit efficace, il faut en connaître les causes. Pourtant, à ce jour, aucune étude particulière n'a démontré quel type d'alcool était ingéré chaque fois qu'un alcootest était positif. Ne pense-t-il pas, en conséquence qu'une réflexion et une approche plus scientifiques seraient appropriées ? Alors que la campagne bat son plein, ne trouve-t-il pas curieux que nos grandes ondes propagent à longueur de journée des publicités vantant les vertus du whisky irlandais et sommes-nous devenus à ce point extravagants pour qu'en permanence nous sabordions ce qui fait notre excellence, participe à notre exception et à la renommée de notre pays dans le monde entier, les vins de nos terroirs.

Transmise au Ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer



Réponse du Ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 09/09/2004 - page 2065

Les accidents de la route constituent un fléau contre lequel la société civile doit se mobiliser à côté des pouvoirs publics. La consommation excessive d'alcool avant la conduite demeure, malgré les différentes actions préventives et répressives menées par le gouvernement, une des causes majeures de l'insécurité routière. Il convient donc, avant toute chose, d'enrayer ce phénomène et faire évoluer les mentalités. L'objectif n'est pas, loin s'en faut, de stigmatiser les vins de nos terroirs qui, comme le souligne très justement l'honorable parlementaire, participent de façon justifiée à notre exception française, mais bien plutôt de faire comprendre aux usagers de la route l'incompatibilité qui existe entre l'alcool et la conduite. Il est scientifiquement établi que l'altération du comportement est avérée dès que le taux d'alcool dans le sang de 0,5 gramme par litre est atteint et ce quel que soit le produit ingéré.