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Avenir de Sources d'Europe

12e législature

Question écrite n° 12258 de M. Bernard Angels (Val-d'Oise - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 27/05/2004 - page 1103

M. Bernard Angels attire l'attention de Mme la ministre déléguée aux affaires européennes sur l'avenir du centre d'information sur l'Europe Sources d'Europe. Le site de la Grande Arche de La Défense du plus grand centre d'information sur l'Europe en France, qui existe depuis 1992, s'apprête en effet à cesser ses activités à partir de la mi-mai 2004. Or, la fermeture de ce site s'accompagne de la suppression de la moitié des emplois ainsi que de l'arrêt d'activités de sensibilisation ou de documentation à destination de scolaires, d'étudiants ou du grand public. Il semblerait que l'actualisation du site internet du centre de documentation constituerait la seule activité conservée. Quelques jours après l'entrée de dix nouveaux membres dans l'Europe, cette mesure s'avère particulièrement abrupte et incompréhensible. Il lui demande de quelle manière elle entend faire perdurer les activités de contact avec le public de Sources d'Europe et permettre ainsi à l'Europe d'être un peu plus proche de nos concitoyens.



Réponse du Ministère délégué aux affaires européennes

publiée dans le JO Sénat du 08/07/2004 - page 1510

L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention de la ministre déléguée aux affaires européennes sur l'avenir des Sources d'Europe. Si les locaux actuels de Sources d'Europe vont effectivement fermer puisque cette institution devrait s'installer à présent au coeur de Paris, le centre n'en continue pas moins d'exister. La convention signée avec le gouvernement français et la Commission européenne a d'ailleurs été renouvelée pour trois ans, eux mêmes reconductibles. L'objectif du Gouvernement, ainsi que celui de la Commission européenne, cofondateur de Source d'Europe, est de permettre à cette institution essentielle de prendre un nouveau départ. C'est la raison pour laquelle Sources d'Europe fera l'objet d'une restructuration, devenue indispensable à sa pérennité. Elle doit lui permettre de s'adapter à l'évolution des nouvelles technologies de l'information, tout en se rapprochant des institutions communautaires et gouvernementales. Les modalités définitives de cette restructuration sont encore en cours d'examen, mais il m'est possible d'ores et déjà de vous faire part de ses principaux axes. Le Centre doit d'abord mieux répondre aux attentes du public en redéployant ses activités au profit d'une production plus pédagogique et en renforçant le rôle d'internet dans la diffusion des supports de communication. Un premier travail en ce sens a été réalisé avec la création d'un site sur l'Europe destiné aux jeunes lancé en février de cette année. Par ailleurs, le Centre devrait développer sa mission d'appui aux relais et réseaux d'information sur l'Europe installés en France, et rechercher de nouveaux partenariats. En s'installant dans l'immeuble qui abrite les services de la Commission et du Parlement européens, le centre d'information sur l'Europe devrait pouvoir travailler plus étroitement avec les institutions européennes et le gouvernement français. Enfin et surtout, le centre vient de conclure le 14 juin un accord avec la Documentation française aux termes duquel celle-ci exploitera désormais le fonds documentaire de Sources d'Europe, le valorisera et en permettra librement l'accès au public dans ses locaux du quai Voltaire à Paris. Je pense que cet accord avec une institution aussi réputée et compétente que la Documentation française ne pourra que favoriser la diffusion de ce fonds auprès du public le plus large et dans les meilleures conditions.