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Situation du département de science politique de l'université Paris-I

12e législature

Question écrite n° 12485 de M. Serge Lagauche (Val-de-Marne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/06/2004 - page 1251

M. Serge Lagauche souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la situation du département de science politique de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il abrite le plus important laboratoire de science politique à l'université, avec 20 titulaires et 78 doctorants, et bénéficie d'une réputation internationale qui attire de nombreux chercheurs et étudiants étrangers. Or les conditions matérielles, une fois sur place, ne sont à la hauteur ni de ce renom, ni des standards internationaux avec 0,8 mètre carré seulement par personne, 10 postes de travail pour une centaine de personnes et une salle de réunion ne pouvant accueillir que 20 personnes. C'est pourquoi les enseignants-chercheurs hésitent, voire renoncent, eux-mêmes, à participer à certaines réunions et échanges internationaux sachant pertinemment qu'ils ne pourront accueillir dignement leurs homologues étrangers, et de peur de nuire à l'image internationale de leur faculté. Or, à long terme, ces problèmes auront des coûts économiques importants, dans une économie de plus en plus mondialisée. La bibliothèque du département de sciences politiques est à l'avenant et caractéristique de la misère des bibliothèques des laboratoires universitaires de sciences humaines et sociales, alors que ces équipements, équivalents des grands équipements pour les sciences dites dures, constituent le premier outil de travail des chercheurs en sciences sociales et humaines. De fait, en science politique, la bibliothèque la mieux fournie, celle de l'institut d'études politiques de Paris, est privée et son accès subordonné à une inscription dont le coût est prohibitif. Face à ces conditions matérielles, les responsables du département de science politique de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne ont soumis des projets et des devis d'aménagement auxquels la tutelle ministérielle n'a jamais donné suite. Il lui demande donc quand ce département bénéficiera de conditions matérielles de travail et de recherche décentes.



La question est caduque