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Manque de toxicologues en France

12e législature

Question écrite n° 13244 de M. Michel Sergent (Pas-de-Calais - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/07/2004 - page 1619

M. Michel Sergent attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur le manque de toxicologues en France. Selon certaines informations, on apprend qu'en France, en l'espace de dix ans, les cancers du cerveau ont augmenté de 46 %, les lymphomes de 67 % et le nombre de cas de cancers du poumon de 35 %. Les cancers du sein progressent également. Le taux annuel de nouveaux cancers de la thyroïde a été multiplié par quatre chez l'homme et deux chez la femme au cours des vingt dernières années. La France et l'Italie sont les pays les plus touchés en Europe pour ce type de cancer. La progression de ces maladies au cours des dernières années est beaucoup trop rapide pour pouvoir être expliquée par des facteurs génétiques. Le vieillissement de la population n'explique pas tout non plus. Le taux culminant des cancers de la thyroïde se situe entre trente-cinq et quarante-neuf ans et les tumeurs cérébrales ont progressé de 6 % par an, entre 1985 et 1995, pour les enfants de moins de quatorze ans. Ce qui exclut également les facteurs traditionnellement invoqués pour l'apparition des cancers (tabagisme, alcoolisme, manque d'activités physiques). Incontestablement et pour reprendre l'argumentaire des scientifiques et des médecins, la France manque de toxicologues et, de fait, elle est absente des grands projets internationaux visant à réduire les risques liés à l'environnement. Ainsi et pour ne prendre que l'exemple de l'INRS (Institut national de la recherche et de la sécurité), cet organisme est très en retard dans son calendrier de recherche sur les substances dangereuses fixé par l'Europe. Il lui demande par conséquent de lui préciser les intentions du Gouvernement dans ce domaine et de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour remédier aux problèmes engendrés par ce manque important de spécialistes de la médecine.

Transmise au Ministère de la santé et des solidarités



La question est caduque