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Conditions d'ouverture du complexe de calcul scientifique du CEA

12e législature

Question écrite n° 13530 de M. Louis Souvet (Doubs - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 12/08/2004 - page 1820

M. Louis Souvet attire l'attention de Mme la ministre de la défense sur les conditions d'ouverture du complexe de calcul scientifique du CEA (Commissariat à l'énergie atomatique). Une telle association, si elle est menée dans de bonnes conditions, ce dont il ne doute pas, est bénéfique. Il demande, dans cette optique, s'il est possible de connaître la participation financière des autres utilisateurs, à savoir EDF, Snecma Moteurs et Turbomeca, voire si une synergie technologique est prévue.

Transmise au Ministère délégué à l'industrie



Réponse du Ministère délégué à l'industrie

publiée dans le JO Sénat du 18/11/2004 - page 2639

Depuis l'arrêt des essais nucléaires, la simulation numérique est devenue un élément majeur de la crédibilité de l'armement nucléaire français. L'enjeu du projet TERATEC est d'asseoir cette crédibilité en favorisant l'essor de la simulation en France, en démontrant les compétences de la direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) dans ce domaine, et en menant des collaborations avec les meilleures équipes. Disposant à ce titre du premier centre de calcul haute performance du pays et de nombreuses compétences (800 spécialistes, physiciens, informaticiens, numériciens...), le CEA/DAM Ile-de-France a décidé de promouvoir, pour ses besoins et ceux de l'industrie et de la recherche françaises, la simulation haute performance en créant, avec les collectivités territoriales et des industriels, la technopôle TERATEC. Ainsi, parallèlement à TERA, consacré aux applications classifiées, le CEA a réalisé avec plusieurs partenaires (EDF, ONERA, SNECMA, TURBOMECA) le centre de calcul recherche et technologie (CCRT) pour les besoins non classifiés des pôles de l'établissement et des partenaires. Le CEA est maître d'oeuvre de TERA et du CCRT. Ce dernier fonctionne depuis octobre 2003 et sa puissance est déjà passée de 2,4 à 3,6 teraflops. Pour croître, le projet associe désormais les collectivités territoriales et les investisseurs. La création d'une fondation pour le développement de la simulation haute performance est également à l'étude. Le coût du projet (phases 2003-2006) est estimé à 102 MEUR qui se répartissent en 35,5 MEUR pour les infrastructures et 66,5 MEUR pour les équipements supportés par le CEA et ses partenaires industriels. Pour cette période, environ 13 MEUR de financements par les industriels ont d'ores et déjà été mobilisés. La phase 2007-2010 nécessitera la mise sur pied d'une structure de financement pour la construction et la gestion du parc technologique.