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Fermeture de l'antenne ASSEDIC de Noyon (Oise)

12e législature

Question écrite n° 13703 de M. André Vantomme (Oise - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 16/09/2004 - page 2095

M. André Vantomme appelle l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat sur la fermeture de l'antenne ASSEDIC de Noyon (Oise). Les élus locaux de l'Oise manifestent de vives inquiétudes face à la réorganisation des services publics. Après la réorganisation territoriale des bureaux de service postal, c'est la fermeture de l'antenne ASSEDIC de la ville de Noyon qui vient fragiliser la pérennité des services publics de notre département et accentuer les craintes de notre population. Noyon est un bassin d'emploi particulièrement touché par la chômage : 11,8 % dans le Noyonnais contre 9,1 % dans l'ensemble de l'Oise. Cette fermeture condamne notre territoire d'un service public essentiel, qui touche les chômeurs et fragilise d'avantage l'égal traitement des demandes d'emplois. Il attire son attention sur cette situation et souhaite qu'il lui fasse part des mesures qu'il entend prendre afin de remédier à cette situation.

Transmise au Ministère délégué aux relations du travail



Réponse du Ministère délégué aux relations du travail

publiée dans le JO Sénat du 10/02/2005 - page 405

La fermeture de l'antenne ASSEDIC de Noyon a été décidée par le bureau de l'ASSEDIC de Picardie dans le cadre de la politique immobilière mise en place au niveau local. Cette fermeture a été effectuée dans le respect de la procédure de concertation habituelle en prenant en compte les spécificités locales. Quel que soit le contexte, il est important que le service aux demandeurs d'emploi soit assuré dans les meilleures conditions. C'est dans cet objectif que la loi de programmation pour la cohésion sociale prévoit la création de Maisons de l'emploi. Ces structures associeront en priorité, au niveau local, les services de l'Etat, l'Agence nationale pour l'emploi, l'ASSEDIC et la ou les collectivités locales concernées. D'autres acteurs intervenant sur le champ de l'emploi et de la formation pourront également y être associés, en fonction des besoins du territoire. Les acteurs locaux sont engagés à s'investir dans une telle démarche pour mutualiser les moyens permettant le retour à l'emploi, le plus rapide possible, des personnes en difficulté. S'il en résulte une plus-value mesurable par rapport aux actions existantes, la structure créée pourra être labellisée et soutenue financièrement par l'Etat.