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Place de l'homéopathie dans le système médical français

12e législature

Question écrite n° 13814 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 23/09/2004 - page 2142

M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur le fait que la campagne de dénigrement lancée actuellement contre l'homéopathie risque de fragiliser une filière où la France est pourtant un chef de file au niveau mondial. Or, l'Académie nationale de médecine non seulement réclame le déremboursement total des médicaments homéopathiques, mais porte le discrédit sur cette méthode thérapeutique mise en place en 1808 par le Dr Samuel Hahnemann sous prétexte que ses médicaments n'ont pas livré tous leurs secrets. L'homéopathie est une médecine complémentaire de l'allopathie et présente des avantages car contrairement à la plupart des autres médicaments, elle n'est pas toxique et n'engendre pas d'effets secondaires. Il souhaiterait donc connaître la place que les pouvoirs publics réservent à l'homéopathie dans le système médical français.

Transmise au Ministère des solidarités, de la santé et de la famille



Réponse du Ministère des solidarités, de la santé et de la famille

publiée dans le JO Sénat du 27/01/2005 - page 234

L'académie de médecine a préconisé le déremboursement total des médicaments homéopathiques dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, au motif qu'ils n'auraient pas fait la preuve de leur efficacité. Cette recommandation a suscité un vif débat entre partisans et adversaires de cette mesure. Ces derniers évoquent la complémentarité qui peut exister entre approche allopathique et homéopathique pour certaines affections bien spécifiques, l'innocuité de ces médicaments et également leur faible coût : un déremboursement total pourrait conduire à une substitution par des médicaments allopathiques plus coûteux. Le ministre de la santé et de la protection sociale souhaite que cette problématique s'inscrive désormais dans le cadre des dispositions de la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie, qui crée notamment la haute autorité de santé, en charge de l'expertise scientifique des actes et produits à admettre au remboursement. Celle-ci devrait être mise en place au début de l'année 2005.