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Conséquences de la hausse du gazole pour les professionnels du BTP

12e législature

Question écrite n° 14699 de M. Jean-Marc Todeschini (Moselle - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 18/11/2004 - page 2615

M. Jean-Marc Todeschini souhaite attirer l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les difficultés rencontrées par les entreprises du bâtiment et des travaux publics suite aux hausses des prix du pétrole. Ces hausses répétées ont des incidences directes sur les charges des entreprises qui déplacent quotidiennement leur personnel sur les chantiers et qui utilisent de nombreux véhicules et engins de chantier fortement consommateurs de fioul, de 30 à 70 litres par heure. Par ailleurs, depuis le début de l'année 2004, elles doivent également assumer l'envolée des prix des autres matières premières, dont l'acier où les prix ont augmenté de près de 60 % en un an. Pour faire face à cette situation, qui accroît le climat économique déjà difficile, les acteurs du BTP réclament aujourd'hui, pour la survie de leurs entreprises et pour qu'elles ne supportent pas à elles seules ces importantes hausses, l'introduction systématique et réglementée de clauses de révision dans les marchés publics. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si cette proposition est une mesure qu'il entend envisager pour répondre aux inquiétudes légitimes de ces professionnels.



Réponse du Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie

publiée dans le JO Sénat du 14/04/2005 - page 1068

L'augmentation importante du prix de certaines matières premières et de l'énergie depuis le début de l'année 2004 entraîne pour nombre d'entreprises de bâtiment et de travaux publics titulaires de marchés publics de réelles difficultés, du fait de l'augmentation difficilement prévisible de leurs coûts de production. C'est la raison pour laquelle il est recommandé, dans le contexte économique actuel, d'inclure dans les marchés de bâtiment et de travaux publics mettant en oeuvre des produits et des matières premières dont les cours sont susceptibles d'évoluer fortement et de manière erratique, des clauses d'ajustement ou de révision de prix, dans les conditions prévues par le décret n° 2001-738 du 23 août 2001 pris en application de l'article 17 du code des marchés publics. Afin d'assurer la plus large information possible des acheteurs publics, une instruction du ministre de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer du 25 janvier 2005 a été publiée au Journal officiel du 4 février 2005. Cette instruction précise les conditions dans lesquelles les acheteurs publics peuvent prendre en compte les variations des conditions économiques dans la détermination des prix des marchés publics de bâtiment et de génie civil et décrit les différentes formules d'actualisation, d'ajustement ou de révision de prix envisageables.