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Situation de la mission culturelle française en Égypte

12e législature

Question écrite n° 15136 de Mme Christiane Kammermann (Français établis hors de France - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 16/12/2004 - page 2863

Mme Christiane Kammermann attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation de la Mission Culturelle Française en Égypte. Les Français recrutés locaux, jusqu'à présent payés en euros selon leurs grades, se verraient appliquer une nouvelle grille de rémunération) avec un système d'échelons (du débutant au plus ancien) et seraient rémunérés en livres égyptiennes. Ces recrutés locaux seraient donc assimilés à u personnel égyptien, ce qui signifie qu'il sera très difficile de recruter du personnel française pour le Centre français de la culture et de la coopération, pour les centres de province ou les établissements du Caire et d'Alexandrie qui fonctionnent avec du personnel mis à disposition. En effet, qui acceptera de percevoir 3 500 livres égyptiennes par mois correspondant au prix d'un billet aller-retour le Caire-Paris ? Elle souhaiterait savoir si cette politique au cas où elle se confirme en Égypte, ne risque pas de s'étendre à d'autres pays, modérant l'ardeur de nos compatriotes à s'expatrier.



Réponse du Ministère des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 14/04/2005 - page 1049

Dans la ligne des orientations fixées par le ministère des affaires étrangères, notre ambassadeur en Egypte a procédé à une harmonisation des grilles de salaires des agents de recrutement local de l'ambassade au Caire, des consulats généraux d'Alexandrie et du Caire ainsi que du centre français de culture et de coopération. Cette mise en place d'une nouvelle grille, qui interviendra en 2005, était devenue indispensable à la suite du mécontentement croissant des agents de recrutement local de tous les services français en Egypte et du décalage existant entre les rémunérations servies par notre ambassade au Caire et celles servies par les ambassades et les institutions internationales de taille comparable. Ce décalage affectait également les rémunérations entre les agents des différents services de l'ambassade de France. En effet, les recrutés locaux français et égyptiens à diplômes équivalents, à compétences et à fonctions égales étaient rémunérés avec un différentiel de un à quatre au détriment des recrutés locaux égyptiens. Cette discrimination ne pouvait perdurer. Aucun des contrats de recrutés locaux français n'est remis en cause. Ils seront menés à leur terme dans les conditions initialement convenues. D'ores et déjà, de nouvelles embauches de recrutés locaux français ont été opérées sur la base des salaires déterminés par la nouvelle grille et conformes aux niveaux observés à la fois dans les entreprises internationales implantées en Egypte et dans les représentations diplomatiques notamment celles de l'Union européenne. Par ailleurs, il est prévu de poursuivre, y compris pour les nouveaux contrats, le versement des salaires en euros.