Allez au contenu, Allez à la navigation

Suppression de la section BTS électronique du lycée Charles Jully de Saint-Avold

12 ème législature

Question écrite n° 15737 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 27/01/2005 - page 205

M. Jean-Louis Masson attire l'attentionde M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le fait que le rectorat de l'académie de Nancy-Metz envisage de supprimer la section BTS électronique du lycée Charles Jully de Saint-Avold. Or, cette section fonctionne à la satisfaction générale de tous depuis plus de quarante ans et c'est la troisième plus ancienne de Lorraine après Nancy et Thionville. De plus, les effectifs sont bons par rapport à la moyenne des établissements lorrains puisqu'il y a douze élèves pour quinze places disponibles. Saint-Avold est une ville étudiante qui dispose de nombreuses filières Bac + 2 et d'un département d'IUT et son bassin de vie concerne près de 150 000 habitants. En outre, la fermeture des Houillères du bassin de Lorraine rend indispensable une politique très volontariste de développement de pôles de formation performants. C'est d'ailleurs dans cette logique qu'au cours des six dernières années, le conseil régional a consenti des efforts très importants pour le lycée Charles Jully en général et pour le soutien au fonctionnement de cette section de BTS en particulier. Eu égard à ces divers éléments, et notamment à l'existence d'effectifs suffisants, il souhaiterait qu'il lui indique si un réexamen du projet de fermeture susévoqué ne pourrait pas être envisageable.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

publiée dans le JO Sénat du 26/05/2005 - page 1497

Les sections de technicien supérieur « système électronique » font l'objet de 122 implantations dans 26 académies. L'académie de Nancy-Metz, avec 10 implantations, est largement au-dessus de la moyenne nationale, alors que de 1999 à 2004, le nombre d'élèves inscrits en première année du BTS « systèmes électroniques » est en forte réduction dans l'académie, passant de 207 à 159, et particulièrement au lycée Charles-Jully de 22 à 12. Enfin, depuis deux rentrées scolaires, il est observé une baisse de 6 % des effectifs en terminale STI, principal vivier de recrutement des BTS industriels. Il ressort de ces éléments que l'offre de formation en brevets de technicien supérieur industriels au lycée Charles Jully est surdimensionnée par rapport au nombre d'étudiants en STI, d'autant que 52 % des élèves titulaires d'un baccalauréat technologique industriel poursuivent des études vers un BTS industriel dans l'académie de Nancy-Metz. Les travaux effectués dans le cadre de la restructuration et l'optimisation des formations dispensées dans l'académie ont permis d'identifier le lycée Charles-Jully comme celui des innovations dans le domaine de la productique, de la plasturgie et de l'automatisme. La nécessité de prendre en compte l'aménagement du territoire conduit par ailleurs à donner au lycée Condorcet de Schoeneck la vocation de lycée des métiers de l'électronique et de réseaux informatiques. Enfin, si l'on envisage les licences professionnelles liant le lycée Charles-Jully et l'université de Metz, celles-ci ne concernent pas le domaine de l'électronique, mais le management industriel et tertiaire et les sciences de la production industrielle.